Par : Amar Ait Bara
Le projet relatif à la réalisation du premier Park Mall, prévu à la place de l’ancien institut algérien du pétrole, IAP, traine en longueur à cause de certaines lenteurs administratives et des contraintes techniques et architecturales. Cependant, un investisseur privé veut lancer un projet similaire au niveau d’un endroit limitrophe aux ruines romaines. Ce projet en question doit obéir à un cahier des charges et des normes, à savoir l’assiette de terrain doit mesurer plus de 3000 m² et d’autres caractéristiques d’urbanisme qui obéissent aux règles administratives et ornementales. Le maire d’Annaba qui a apprécié ce projet lors de la dernière assemblée ordinaire, a proposé verbalement le vote de celui-ci à mains levées ; mais ce dernier, contesté par certains élus, s’y sont opposés.
En effet, le premier responsable de la municipalité compte même frayer un chemin d’accès au milieu des ruines sans mesurer l’atteinte qu’il portera aux vestiges de l’antique « Hippone », un lieu protégé par les lois de la République et celles de l’UNESCO. La nouvelle route à réaliser, au profit d’un particulier avec l’argent de la municipalité, coûtera 1,5 milliard de centimes, chose que tous les élus opposants rejettent dans le fond et la forme. Selon les historiens, le sous-sol sur lequel sera érigé le projet de la route à viabiliser renferme un antique village romain englouti, des objets d’art et un trésor inestimable de pièces d’or et de vestiges qui y sont enterrés. Des réserves ont été déjà émises par les élus frondeurs pour s’opposer catégoriquement à ce projet qui porte atteinte à l’histoire de la ville de Saint Augustin. D’ailleurs, par le passé, un investisseur privé, B.A, s’est déjà désisté d’un projet relatif à la construction d’une auberge prévue au niveau de ce même endroit à proximité de Lalla Bouna, qui, en creusant a découvert un cimetière datant de l’époque romaine. C’est au niveau de la rue qui sera viabilisée qui porte le nom de Hamza Mohamed, limitrophe à l’oued Bejima, et à l’ancienne brasserie d’Algérie, ex-BGA, derrière l’ex-SNLB que se trouvent ces ruines.
Cette avenue est infréquentable et peu de gens connaissent cet endroit dont la projection donne sur l’autoroute située au-dessous de la basilique. Les riverains interpellent ainsi le président de la République et le ministre de la culture pour geler ce projet qui nuit à histoire des anciennes civilisations qui sont passées par Hippone, Bouna, Bône et Annaba, en laissant leurs empreintes spirituelles, scientifiques et culturelles. Annaba retiendra qu’un jour un P/APC veut porter atteinte à son histoire, sauf que ce dernier a trouvé une résistance farouche de la part de certains élus frondeurs qui aiment leur ville et qui se sont opposés à toute forme d’atteinte au passé civilisationnel de leur commune qu’ils aiment tant. Ce problème a coûté le limogeage du directeur de la culture de la wilaya d’Annaba.









