Les autorités ont décidé de sévir contre l’exploitation illégale des plages. Plusieurs descentes des différents services de sécurité ont eu lieu, à cet effet, au niveau de plusieurs wilayas du pays. Conséquemment, la justice vient de prononcer les premières peines fermes contre les personnes impliquées dans l’occupation illicite du domaine maritime.
Ainsi, à Oran, le tribunal d’Aïn El Turck a condamné, hier, quatre prévenus à six mois de prison ferme assortie d’une amende de 50 000 dinars chacun pour exploitation illégale d’une plage.
La décision fait suite à une intervention effectuée vendredi dernier des services de la Sûreté de la daïra d’Aïn El Turck sur la plage des Pins. L’opération, menée sur ordre du wali d’Oran, est intervenue dans le cadre du dispositif élaboré pour garantir la gratuité des plages et veiller à ce que les estivants ne soient pas victime d’extorsion exercée par des réseaux qui s’approprient de manière illicite des espaces publics, que ce soit des plages, parking…
Lors de cette intervention, les forces de l’ordre ont confisqué le matériel servant à l’exercice de cette activité illégale : 93 chaises, 29 tables et 26 parasols. Les mis en cause ont été placées en garde à vue avant d’être soumises à la justice, qui a prononcé les condamnations.
Les services de la wilaya d’Oran redoublent depuis deux mois d’efforts dans les opérations de contrôle sur l’ensemble du littoral pour assurer un libre accès aux plages ainsi qu’une occupation gratuite de celles-ci. Cette opération est accompagnée d’un dispositif inédit où les familles peuvent gratuitement profiter des équipements de plage, chaise, table, parasol…sur les 32 plages autorisées.
Les services de sécurité ont effectué des descentes dans plusieurs autres wilayas, notamment dans la capitale.
Pour rappel, le président de la République a ordonné le 7 juin dernier, lors d’une réunion du Conseil des ministres, de «prendre toutes les mesures et dispositions visant à garantir la gratuité des plages et à préserver la quiétude des familles qui les fréquentent, afin d’éviter la réapparition des phénomènes négatifs constatés chaque saison».
Ainsi, ces premières condamnations sont un signal fort lancé aux exploitants illégaux pour ce qui est de la ferme volonté des autorités à faire appliquer la loi, préserver le caractère public des plages et offrir aux estivants un lieu de détente sécurisé, libéré du racket qui a longtemps plombé les saisons estivales sur le littoral.
Par : Elyas Abdelbaki








