Achever à la fois et dans les plus brefs délais possibles tous les projets inachevés des années durant, voilà le défi que les autorités locales de Constantine sont appelées à gagner dans les jours à venir. Un «pari fou», selon certains, qui estiment qu’au rythme où vont les choses, le défi risque d’être perdu par les responsables locaux.
Et sans alarmisme de mauvais aloi, le constat est malheureusement là. Certains projets traînent toujours et le bout du tunnel n’est pas pour demain. De l’achèvement des travaux des accessoires du trans-rhumel Salah Bey, à l’assainissement de la ville, à l’entretien des routes, des trottoirs, à la rénovation des trois stations du téléphérique, entre autres, le rythme des travaux ne prête guère à l’optimisme. Un constat qui va remettre sur le tapis la lancinante question : pourquoi lancer tous ces projets à la fois et surtout pourquoi s’obstiner à les achever en un temps record? Une question tout à fait innocente que l’on se pose face à cette tergiversation marquant ces projets dont l’importance n’est plus à démontrer.
«L’idéal serait certainement de les «terminer» le plus tôt possible», pour reprendre les propos d’un citoyen rencontré juste à proximité du siège de la daïra. «Mais, avec la qualité demandée et exigée dans le cahier des charges, est-ce possible », s’est-il interrogé? Excédé par les lenteurs des travaux, ce citoyen n’a pas caché sa colère vis-à-vis des élus et des responsables locaux qui versent, selon lui, dans une logique de gestion suicidaire, pour ne pas dire plus.
Et c’est au nom de la conjoncture et de l’urgence que tous ces projets ont été, faut-il le souligner, attribués à des entrepreneurs peu qualifiés. Il suffit, d’ailleurs, de faire une virée du côté de ces multiples projets pour se rendre compte du constat plus que frustrant. Quoi que l’on puisse dire à ce propos, une chose est sûre : Constantine, que l’on le veuille ou non, est une ville sinistrée. Pourvu que ces projets ne soient pas bâclés et sanctionnés par d’autres massacres que tout le monde finira par regretter.
Par : A.A









