Le message du président Tebboune est fort. Il a une portée qui va au-delà de la simple intention. Lors de la réunion du Conseil des ministres, tenue dimanche, le chef de l’Etat a pris une décision audacieuse : un geste de mansuétude à l’adresse des jeunes Algériens établis à l’étranger et qui se sont retrouvés en situation irrégulière ou de grande précarité. Le président de la République a, en effet, adressé au terme de cette réunion, des décisions majeures touchant à plusieurs dossiers stratégiques.
Le message est clair : l’Algérie n’abandonne pas ses enfants. « Conscient des réalités sociales difficiles auxquelles font face de nombreux jeunes Algériens à l’étranger, le président Tebboune a rappelé que la patrie ne saurait tourner le dos à ses enfants », commente le site Algérie 360. M. Tebboune a, à ce propos, souligné que nombre de ces jeunes se retrouvent dans des situations complexes après « avoir commis des fautes mineures, souvent aggravées par des conditions de vie précaires, l’isolement et l’éloignement familial ». Dans une démarche proactive, les pouvoirs publics tablent ainsi sur approche qui favorise un traitement souple de certains cas dont la prise en charge ne risque pas de se heurter à des impératifs juridiques et politiques.
Manipulation
Aussi, le chef de l’État a, également, dénoncé les tentatives de manipulation et d’instrumentalisation de ces jeunes par des réseaux cherchant à porter atteinte à l’image et à la stabilité de l’Algérie, insistant sur la nécessité de distinguer les situations humaines des actes criminels graves. Clairement, cette décision de régularisation, sous conditions, obéit à un agenda politique qui se veut apaisant et graduel. Dans cet esprit de solidarité nationale et de responsabilité, le Conseil des ministres a décidé de procéder à la régularisation de la situation de ces jeunes Algériens, « sous réserve d’un engagement clair à ne pas récidiver », lit-on dans le communiqué du Conseil de ministres.
Il s’agit, selon les autorités, d’une démarche équilibrée qui allie fermeté de l’État et approche humaine, en tenant compte des parcours individuels et des difficultés rencontrées à l’étranger. Notons que la mise en œuvre de cette décision sera assurée par les représentations consulaires algériennes à l’étranger. Ces dernières auront pour mission d’accompagner les jeunes concernés, d’étudier leur situation au cas par cas et de faciliter leur retour en Algérie dans un cadre légal, sécurisé et organisé. Cette approche vise à éviter toute improvisation et à garantir un traitement administratif clair, tout en offrant un soutien institutionnel aux personnes éligibles à cette mesure.
M.Tebbounea toutefois été catégorique : cette décision ne concerne pas les personnes impliquées dans des crimes graves. Sont explicitement exclues les personnes poursuivies ou condamnées pour des crimes de sang, le trafic de drogue, le commerce d’armes, ainsi que celles ayant collaboré avec des services de sécurité étrangers dans le but de nuire aux intérêts et à la sécurité nationale.
Par : Akram Ouadah












