Après plus de deux ans sans réunion, le comité central du Front de libération nationale (FLN) se réunira le 28 de ce mois, suite à une convocation envoyée récemment par le secrétaire général Abdelkrim Benmabrouk. Cette convocation intervient dans un contexte de contestations internes et d’interrogations persistantes sur la direction du parti, laissant planer de nombreuses hypothèses sur ses véritables objectifs.
Certains opposants l’accusent de « retarder volontairement la tenue de cette instance afin d’étouffer toute opposition interne », en réponse à de faibles mouvements contestataires menés par des adversaires.
Ce désaccord interne dépasse la simple critique des méthodes de gestion : il reflète un malaise profond autour de la redistribution du pouvoir et des influences au sein du parti.
Le mécontentement lié à la paralysie du comité central a même été porté devant le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales par des parlementaires du FLN, soulignant l’ampleur de la crise interne. Pour certains observateurs et militants, les sessions précédentes — liées au congrès du parti, au bureau politique ou à l’annonce du candidat à la présidentielle — étaient davantage formelles que réellement opérationnelles, et ne remplissaient pas les missions fondamentales du comité central.
Alors que certains militants estiment que le secrétaire général aurait évité de convoquer le comité, malgré les statuts prévoyant deux réunions annuelles, Benmabrouk défend son choix comme partie intégrante d’un processus global de restructuration du FLN.
Des observateurs n’excluent pas que des autorités ministérielles aient rappelé la nécessité de tenir cette session, surtout après l’adoption par le Parlement d’un projet de loi sur les partis politiques portant sur l’organisation interne.
La réunion se tiendra à l’École supérieure d’hôtellerie et de restauration d’Aïn Benian, dans la banlieue ouest d’Alger, marquant un moment crucial pour le fonctionnement et la stabilité du parti.
S.A.B.












