Pour la troisième fois de suite, une opération de vente des moutons importés a été lancée, ce dimanche matin, à travers les points de vente déjà désignés dans la wilaya de Jijel.
Un cinquième point a été rajouté à Belghimouze, commune d’El Ancer, visiblement pour atténuer la pression sur les marchés, notamment celui de la commune d’El Milia, seul point de vente dans toute la partie Est de la wilaya. Comme lors des précédentes opérations, les citoyens ont été nombreux à se précipiter dans ces marchés dans l’espoir de triompher d’un mouton au prix abordable de 40.000 DA. Sauf qu’une pression a été constatée sur les points de vente retenus, poussant certains à passer la nuit à la belle étoile dans de longues files d’attente.
Si l’organisation de ces ventes est annoncée par voie officielle par les services de la wilaya, une rumeur a poussé des citoyens à se précipiter vers les marchés de vente avant de retourner bredouilles, lorsqu’ils ont appris qu’aucune vente n’est prévue. Annoncée par les mêmes services, la troisième opération a été accompagnée d’une véritable ruée vers les marchés, provoquant des bousculades, des files d’attente et un encombrement de la circulation aux abords des points de vente.
Cette tension sur ces marchés renseigne, on ne peut mieux, sur cet engouement des citoyens pour les moutons d’importation en raison de la cherté du bélier local. Les services de la wilaya ont, par ailleurs, justifié le retard dans l’annonce des opérations de vente par le partage, au niveau central, des quotas de chaque wilaya. Il convient, toutefois, de souligner qu’à l’approche de l’Aid, les citoyens s’impatientent de plus en plus à acheter leur mouton au prix fixé par l’Etat. Dans les marchés à bestiaux, les échos font état d’une cherté des moutons élevés localement ce qui dissuade plus d’un à les acheter, notamment les personnes à revenu limité. C’est ce qui les pousse à se rabattre sur les points de vente des moutons importés, provoquant la tension constatée.
Par : Amor Z









