Les infractions à la législation du travail enregistrées dans les entreprises économiques sont en recul, a affirmé le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, en présentant le bilan des opérations de contrôle menées par les services de l’Inspection du travail. Selon lui, cette évolution traduit une meilleure prise en compte des dispositions légales par les employeurs et confirme l’efficacité des actions de contrôle engagées sur le terrain.
En 2025, les inspecteurs ont effectué 231 296 visites à travers le pays, couvrant plus de quatre millions de travailleurs dans les différents secteurs d’activité. Cette dynamique s’est poursuivie au cours du premier semestre 2026 avec 125 839 nouvelles visites ayant concerné plus de 1,9 million de travailleurs. Ces opérations ont donné lieu à 23 366 procès-verbaux d’infraction, 70 195 mises en demeure et 19 214 observations écrites, des mesures destinées à assurer le respect de la législation du travail tout en accompagnant les entreprises dans leur mise en conformité.
Pour Abdelhak Saihi, ces résultats illustrent la présence constante des services de l’Inspection du travail sur le terrain. « Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 231 000 visites d’inspection ont été effectuées sur le terrain, couvrant plus de deux millions et demi de travailleurs. Cela montre qu’il existe une véritable dynamique dans le traitement de ces questions », a-t-il déclaré.
Le ministre considère que la baisse des infractions reflète « un intérêt croissant » des opérateurs économiques pour le respect des obligations légales et réglementaires, une évolution qu’il attribue à une meilleure sensibilisation des employeurs et à l’action continue des services de contrôle.
Afin de consolider cette dynamique, Abdelhak Saihi a annoncé un programme national de formation destiné aux inspecteurs du travail. Élaboré en coordination avec l’École supérieure de la sécurité sociale et l’Institut national du travail, ce dispositif vise à renforcer leurs compétences, à favoriser les échanges d’expériences.
Le ministre a enfin rappelé que les mises en demeure et les observations écrites constituent avant tout des outils de prévention, permettant aux entreprises de régulariser leur situation avant l’engagement d’éventuelles poursuites, dans une démarche privilégiant la conformité aux sanctions.
Par : S.A.B.









