Ouvert officiellement hier au Sheraton, le salon AGROSERVE a entamé sa 4e édition sous l’égide des autorités locales. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Sg de la wilaya, représentant le wali, donnant le coup d’envoi d’un rendez-vous qui réunit, jusqu’au 24 janvier, les acteurs des industries agroalimentaires et de l’emballage.
Dès la première journée, les allées du salon ont pris l’allure d’un espace d’observation directe des dynamiques du secteur. Plus de 80 exposants y présentent équipements de transformation, solutions de conditionnement et technologies liées à la conservation. Loin du discours vitrine, les échanges traduisent surtout une recherche de réponses concrètes à des contraintes persistantes, coûts de production élevés, dépendance aux intrants importés et difficulté à stabiliser les chaînes d’approvisionnement.
Les rencontres professionnelles et les ateliers techniques s’inscrivent dans cette logique pragmatique. Les discussions portent sur l’optimisation des lignes, la conformité sanitaire et la maîtrise de la chaîne du froid, autant de leviers présentés comme nécessaires mais encore inégalement accessibles pour les petites et moyennes entreprises. Plusieurs opérateurs soulignent que la viabilité des solutions exposées dépendra moins de leur sophistication que de leur adaptation aux capacités locales.
La tenue du salon à l’approche du mois de Ramadan structure une grande partie des échanges. Les producteurs anticipent une hausse de la demande, tandis que les acheteurs s’interrogent sur la capacité réelle du tissu industriel à absorber ce pic sans recréer tensions et ruptures. Dans ce contexte, AGROSERVE apparaît comme un baromètre plus que comme une vitrine, révélant l’écart entre ambitions affichées et contraintes de terrain.
Par : Mahdi AMA








