Les campagnes de nettoiement se suivent et se succèdent à Annaba où, depuis son arrivée à la tête de la wilaya, M djellaoui fait de la lutte contre l’insalubrité publique un axe principal de sa mission. Malheureusement, l’incivisme d’une grande partie des citoyens va à un rythme effréné, comparé aux efforts des officiels qui manque aujourd’hui encore à se faire ressentir tant les déchets sont présents aux quatre coins de chaque rues.
Le collectif Green Bike, qui sillonne la wilaya en vélo, a rendu compte via sa page Facebook, de la situation écologique de plusieurs quartiers. Le constat est sans appel. Il est plus que temps de criminaliser les actes de pollution urbaine. Le même collectif appelle, par ailleurs, la direction de l’Environnement local à sillonner la wilaya pour mesurer la gravité de la situation.
Photos à l’appui, la page expose la situation de la plage Seybouse qui s’est transformée en une véritable décharge publique, tant les déchets en tout genre jonchent le sable. C’est en toute impunité et au vu et au su de tous, que chaque jour, riverains et autres citoyens dénués de conscience, viennent décharger leurs déchets sur cette plage.
L’emblématique plage du «Lever de l’Aurore», qui demeure pourtant l’une des plus petites de la côte, n’a pas été épargnée elle aussi, puisque dès le petit matin, les premiers piétons découvrent les vestiges des soirées de beuveries sur cette dernière. Il convient, d’ailleurs, de soulever certaines questions à ce sujet. Si l’incivisme et la pollution publique ne sont ni surveillés, ni punis par la police de l’Environnement, la consommation d’alcool sur des lieux publics l’est-elle réellement? Au vu de la quantité de bouteilles vides ramassées chaque jour tout au long de la côte, la surveillance de ces hauts lieux de consommation de drogue et d’alcool est naturellement remise en question. La situation est identique tout au long de la route reliant la commune d’Annaba à celle de Seraidi, censée représentée un chemin d’évasion et de communion avec la nature.
Si le chemin reste à faire tant de la part des citoyens que des institutions désignées pour assurer la protection de l’environnement, certains actes sont inacceptables. Le collectif de Green bike a, par exemple, rapporté le cas d’un véhicule utilitaire qui reversé les décombres d’un chantier en bord de route à Sidi Amar dans l’insouciance générale. Le fait est qu’au bord de cette route aucun programme de ramassage n’est habilité à effectuer le ramassage. De ce fait, il faudra attendre une énième campagne de nettoiement extraordinaire pour venir à bout de ces déchets.
Par : M.L









