Immobilisé depuis plusieurs mois au port d’Annaba : Un cargo abandonné au quai des minerais

Par : A.Ighil  

Le navire de fret maritime «Constantine», appartenant à la compagnie nationale algérienne de navigation (CNAN Nord), est immobilisé depuis près d’une année au port d’Annaba. Les raisons de ce blocage seraient, selon certaines sources, pour des problèmes mécaniques. Alors que pour certains membres de l’équipage qui n’ont pas été payés depuis des mois, le cargo en question serait en état d’abandon. Il faudrait rappeler que ce même cargo a connu une mésaventure au port d’Anvers en Belgique, qui a été bloqué, au mois de décembre 2019, pour une créance maritime.

La même situation d’abandon, qualifiée par certains marins, est vécue par le « Tinziréne » et le « Kherrata », occupant un poste au port de Béjaia, harcelés par des mises en demeure pour libérer les quais. Tandis que le « Stidia » et le « Saoura » ont été orientés vers le cimetière des navires.

D’après nos interlocuteurs, le transport maritime des marchandises vit une sérieuse crise. Depuis des années, les travailleurs du secteur n’ont pas cessé de tirer la sonnette d’alarme. Les derniers appels de détresse remontent au mois de mars dernier lorsque le “Sedrata” a été mobilisé au port d’Anvers. Le ministre des Transports de l’époque avait reconnu «la mauvaise gestion des sociétés et le manque de contrôle qui, selon lui, constituent les principales causes à l’origine de la saisie des navires marchands algériens dans certains ports européens en 2021». En ce temps, le ministre avait décidé qu’aucun navire, non muni d’une autorisation de contrôle, ne sera autorisé de quitter les ports algériens tout en mettant en place un plan d’urgence pour relancer les sociétés commerciales propriétaires de ces navires pour les rendre conformes aux standards internationaux. C’étaient les dernières décisions de Aissa Bekai avant d’être limogé au mois de mars 2022. Depuis son départ, rien n’a changé. Pour certains observateurs, cela n’augure rien de bon pour les navires. Il y’a urgence et à l’État d’intervenir pour redorer le blason terni du secteur du transport maritime des marchandises.

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