Par : A.Ighil
Nous apprenons de source bien informée que 26 ressortissants subsahariens, un homme, cinq enfants et une vingtaine de femmes qui seraient tous d’origine nigérienne ont été reconduits, dans la matinée d’hier vers les limites de la wilaya de Skikda, pour être ensuite évacués vers le centre de transit de Tamanrasset, en vue de leur rapatriement. Depuis quelques jours, les pouvoirs publics à Annaba comptent prendre en charge de manière très sérieuse le phénomène des sans-papiers, notamment les Subsahariens qui déambulent à longueur de journée à travers les artères de la ville des jujubes. Il faudrait rappeler que la dernière opération d’expulsion de ces Subsahariens remonte au mois de juillet 2019. Une vaste opération de rapatriement, décidée par les autorités algériennes en concertation avec leurs pays d’origine principalement le Niger, le Mali et la Côte d’Ivoire. En plus de la mendicité qui est l’activité principale des femmes et des enfants en bas âge qui se réunissent sur les places publiques, les carrefours et autres mosquées, les hommes, par milliers, selon certaines sources, sont recrutés au noir dans les chantiers de construction par les entreprises étrangères chinoises et turques. Une main d’œuvre sûre, qui ne coûte pas cher aux employeurs et qui exerce dans des conditions de travail lamentables, et ceci devant le silence complice des organismes de contrôle. Beaucoup parmi ces migrants vivent la galère dans les chantiers en construction de la nouvelle ville Ben Mostefa Benaouda. Certains chefs d’entreprises profitent de leur situation de précarité. « Les subsahariens font souvent les petits boulots que les Algériens ne veulent pas exercer », nous dira un promoteur immobilier connu sur la place à Annaba. Si les associations estiment leur nombre à 100.000 personnes, aucune source officielle ne peut confirmer ce chiffre. Cette absence de données s’explique principalement par l’absence d’une politique de régularisation globale des migrants en Algérie, les régularisations ne se faisant qu’au compte-gouttes et au cas par cas.









