Fatma Zohra Badji, connue sous le nom de scène Noura, est née le 26 avril 1938 à Sidi Amar, près de Cherchel, dans la wilaya de Tipaza. Issue d’une famille nombreuse, elle abandonne ses études après la séparation de ses parents pour entrer dans la vie active.
Dans les années 1950, elle est recrutée à la Radio d’Alger comme animatrice d’une émission pour enfants. Ce premier pas dans les médias marque le début d’un parcours artistique exceptionnel. En 1959, elle épouse Kamel Hamadi, auteur-compositeur majeur de la chanson kabyle, avec qui elle formera un duo emblématique.
Noura chante en kabyle, en arabe algérien et en français. Parmi ses titres les plus connus figurent « Idurar Nnegh Alayen », « Tamurt n Leqvayel Azizen » et « Imawlen Ouguin ». Elle interprète également « Ya Rabbi Sidi » en arabe, et enregistre en 1965 un album en français où elle chante « Une vie » de Michel Berger et « Paris dans mon sac » de Kamel Hamadi.
En 1971, elle reçoit un disque d’or aux côtés de Slimane Azem, après avoir franchi le cap du million de disques vendus chez Pathé Marconi. C’est une première pour des artistes nord-africains en France.
Son répertoire, riche de plus de 500 chansons, traverse les langues et les styles. Elle collabore également avec la radio kabyle, la Chaine II, entre 1960 et 1970. Malgré son immense contribution à la scène musicale algérienne, Noura tombe peu à peu dans l’oubli.
Elle s’éteint le 1er juin 2014, à l’âge de 72 ans, laissant derrière elle une œuvre discrète mais fondamentale dans l’histoire de la chanson algérienne.
Par : R.C









