Les professionnels de la santé ont renoué, ce week-end, avec un rendez-vous devenu habituel : la 3e édition de la Journée de formation médicale continue de la Matrice de parasitologie et mycologie du CHU d’Annaba, organisée à l’hôtel Sabri. Un moment dense, où médecins, biologistes, pédiatres et spécialistes de la santé maternelle se sont retrouvés autour d’enjeux qui, derrière leur technicité, touchent directement les familles : la toxoplasmose et la leishmaniose viscérale.
Dès l’ouverture, la présence de la responsable des activités médicales et paramédicales, représentant la direction générale, a donné le ton. L’événement s’inscrit dans une volonté institutionnelle de rehausser la qualité du diagnostic et du suivi, notamment chez les femmes enceintes et les enfants, populations les plus vulnérables à ces pathologies silencieuses.
Au fil des interventions, la toxoplasmose congénitale s’est imposée comme un fil rouge. Les cliniciens ont revisité ses formes néonatales, rappelant la diversité des présentations et l’exigence d’une prise en charge précoce. Le diagnostic sérologique chez la femme enceinte, souvent source d’angoisse et de confusions, a été abordé avec une précision saluée par les participants. Les spécialistes ont détaillé les évaluations du risque de transmission au fœtus, les fenêtres de surveillance et les stratégies thérapeutiques qui permettent aujourd’hui d’atténuer les complications potentielles.
L’équipe de parasitologie a également mis en lumière un sujet trop peu discuté : les formes oculaires de la toxoplasmose chez l’enfant, souvent diagnostiquées tardivement. Les retours du terrain ont illustré la nécessité d’un repérage plus systématique et d’une coordination renforcée entre ophtalmologistes et pédiatres.
Le second volet scientifique a plongé l’assistance dans la complexité de la leishmaniose viscérale, une maladie endémique dont le fardeau touche particulièrement les enfants. Les communications ont présenté les caractéristiques cliniques permettant un repérage rapide, ainsi que les avancées en matière de diagnostic des techniques plus sensibles, plus rapides, qui pourraient réduire le délai avant traitement. Les protocoles thérapeutiques, parfois lourds, ont été revisités avec l’objectif de standardiser les pratiques et d’améliorer la tolérance des jeunes patients.
Par : Mahdi AMA






