Par : Hamid Baali
Contrairement aux années écoulées, l’opération de désherbage n’a pas été opérée cette année par les services communaux puisque les édiles de la ville de Guelma sont aux abonnés absents et demeurent sourds aux appels pressants de leurs administrés agressés dans leur cadre de vie. Une petite virée dans les divers secteurs du chef-lieu de wilaya confirme ce triste constat puisque les cités Ain-Defla, Fougerole, Bara, Bensouilah, Gahdour, Oued-Maiz, Benchéghib, Hadj-Embarek, 19 juin, Champ de manœuvre, Frères Rahabi et autres sont envahies par des herbes sauvages dont la hauteur dépasse deux mètres. A titre illustratif, Ammi Djamel, retraité, résidant à la Cité champ de manœuvre, déclare à Le Provincial : ” Constatez ce laisser-aller de notre municipalité dont la mission est pourtant de veiller à la qualité de vie de la population qui aspire à un environnement sain et agréable ! Nous sommes encerclés par les herbes folles et nous appréhendons des morsures de reptiles et de mulots qui se nichent dans ces broussailles ! Dernièrement, un voisin avait découvert un serpent sous les fenêtres de son appartement situé au premier étage d’un bâtiment collectif. Une mobilisation citoyenne a permis l’élimination de ce reptile grâce aux coups de gourdin des bénévoles. Nous saisissons l’opportunité de votre journal pour interpeller les responsables locaux qui doivent s’impliquer sans tarder, car nous encourons des risques graves ! “.
D’autre part, les cimetières Bagdoucha, Aicha Khadra, implantées à Bab Skikda, fermés en 2014 par arrêté du wali car saturés, sont dans un état déplorable. Les visiteurs ont eu des difficultés pour retrouver les tombes de leurs proches car elles sont recouvertes d’herbes sauvages. Pendant les fêtes de l’Aïd-el-fitr, des familles qui voulaient se recueillir sur les sépultures de leurs disparus ont été scandalisées par cette gabegie qui n’honore aucunement les élus locaux. Certaines avaient dû rebrousser chemin car des serpents et des mulots avaient élu domicile dans les broussailles. Ammi Salah, un septuagénaire, retraité de l’éducation nationale, déverse sa colère : ” C’est une honte, car les défunts ont droit à un minimum de considération et de respect ! Il est inadmissible de tolérer ces dérapages et ces comportements indignes de nos édiles ».







