Depuis une dizaine de jours, une frénésie s’est emparée des familles qui se concentrent sur l’achat de vêtements et chaussures à leurs enfants, à l’approche de l’Aïd-el-fitr. Quotidiennement, les magasins spécialisés dans les vêtements et chaussures pour enfants, sont assiégés par des vagues successives de parents, accompagnés de leurs bambins et c’est une véritable corvée ! En effet, il faut faire preuve de patience et de résistance pour être servis face à ces cohues indescriptibles ! Nous avons assisté au niveau des magasins du boulevard Souidani Boudjemaâ, au centre-ville, qui abrite une noria de magasins versés dans la qualité des produits vendus et les marques tant recherchées par la clientèle qui est déterminée à payer un prix exorbitant pour satisfaire ses chérubins.
Une jeune maman, accompagnée de sa fillette de deux ans et d’un garçonnet de cinq ans, déniche une ravissante et minuscule robe dont le prix affiché est 11.300 dinars, une liquette de 4.700 dinars et une paire de ballerines de 6.500 dinars. Elle s’efforce de négocier les prix avec le commerçant qui refuse une remise en arguant un tas de prétextes. De guerre lasse, elle consent ces trois achats et choisit un jeans, un pull et une paire de palladium pour son fils et dont le coût global atteint 19.600 dinars ! A contrecœur, elle remet au vendeur la somme de 42.100 dinars en billets de banque.
Nous avons assisté à des scènes pénibles au cours desquelles des enfants pleuraient, car ils avaient porté leur choix sur des articles qui n’étaient pas à la portée de leurs parents qui préféraient des articles simples et bon marché. Les prix affichés donnent le tournis et rares sont ceux qui ont les moyens de les acquérir. Les gens modestes se rabattent sur les boutiques populaires pour vêtir et chausser leurs nombreux enfants car les dépenses du mois du Ramadhan et le règlement des charges, Sonelgaz, ADE, internet et téléphone ont épuisé le budget familial. Des parents ont affirmé que la conjoncture actuelle ne leur permet pas d’acheter des habits neufs à leurs enfants. Nombreux sont ceux qui optent pour les boutiques de friperies qui proposent des produits propres et abordables qui sont cédés aux familles de condition moyenne. Pauvres parents ballottés par ces aléas de la vie et qui doivent accéder aux désirs de leurs chérubins !
Par : Hamid Baali











