Les travailleurs du Centre d’enfouissement technique Berka Zarga poursuivent leur grève qui arrive ainsi à son troisième jour. Refusant de céder le passage aux camions de poubelles qui se dirigent vers la décharge de Berka Zarga, les agents du CET campent sur leurs positions et attendent ainsi une réaction concrète à leurs requêtes de la part du chef de l’Exécutif de la wilaya.
Ces derniers réclament de meilleures conditions de travail avec une augmentation salariale. Selon les protestataires, leurs salaires d’agents sont devenus insignifiants face à l’augmentation du coût de la vie. Cette situation plonge de ce fait, leurs familles dans des conditions de précarité devenues insoutenables pour ces pères de familles visiblement très remontés
Il aura fallu moins de 48 heures pour que la grève au niveau du centre d’enfouissement de Berka Zarga se fasse ressentir à travers les principales communes de la wilaya. Par cette canicule, il est impossible de passer à côté des odeurs nauséabondes qui se dégagent des bennes à ordures installées à travers les quartiers de la wilaya. Ces derniers croulent littéralement sous les ordures ménagères qui s’amassent depuis maintenant trois jours. La situation ne s’améliore pas puisque les techniciens de propreté en charge des camions-bennes, sont dans l’incapacité d’exercer leur travail même s’ils n’ont pas pris part à ce mouvement de contestation.
En effet, une fois les déchets enlevés, les camions-bennes ne trouvent pas de destinations pour les vider étant donné qu’aucun traitement de ces déchets n’est envisageable au niveau du centre d’enfouissement.
La situation n’est pas meilleure au niveau du pôle urbain Benaouda Benmostfa où les agents chargés de la levée des ordures arrivent à leur quatrième jour de grève. Comme pour les autres communes de la wilaya, le pôle urbain Draa Errich croule sous les déchets au grand désespoir des habitants qui subissent le bras de fer entre officiels et techniciens de propreté. La question est de savoir jusqu’à quand devra durer le bras de fer entre M. Berimi et les protestataires avant que la situation ne s’améliore un tant soit peu.
Par : M.L












