Dans une conjoncture marquée par la recrudescence des tentatives de fraude aux examens, une journée d’étude et de sensibilisation s’est tenue, hier, lundi, au niveau du CEM Babou Cherif. Organisé conjointement par le Conseil de justice d’Annaba et la direction de l’Éducation de la wilaya, cet événement vise à renforcer la vigilance institutionnelle autour des infractions compromettant la régularité des examens et des concours nationaux.
La journée a été ponctuée par plusieurs interventions d’autorité, à commencer par celle du procureur de la République près le tribunal d’Annaba, qui a posé les fondements conceptuels et juridiques des «crimes portant atteinte à la probité des examens». Il a rappelé que l’arsenal pénal algérien, notamment depuis l’ordonnance 20-06, criminalise avec rigueur les actes de tricherie, de divulgation de sujets ou de substitution de candidats, prévoyant des peines allant jusqu’à 15 ans de prison, particulièrement si les faits impliquent des personnels de l’éducation.
Le président du tribunal est revenu sur la nature des sanctions prévues, en mettant en lumière le rôle dissuasif du droit dans la protection de l’égalité des chances. Il a insisté sur la responsabilité accrue des encadreurs et des fonctionnaires impliqués, dont l’implication constitue une circonstance aggravante.
Intervenant dans un registre complémentaire, la juge des mineurs a évoqué les mécanismes spécifiques d’accompagnement des élèves pris en flagrant délit de fraude. Elle a rappelé que si des mesures répressives existent, une dimension éducative et corrective reste primordiale pour les mineurs.
La parole a ensuite été donnée à une conseillère en orientation scolaire et professionnelle, qui a dispensé des conseils pratiques aux élèves présents sur les bonnes méthodes de préparation aux épreuves du brevet et du baccalauréat. Elle a mis l’accent sur l’organisation, la gestion du stress et l’importance de la motivation personnelle pour réussir sans recourir à la fraude.
Par : Mahdi AMA









