La question de la formation préalable à l’intégration continue de susciter une vive polémique dans le secteur de l’éducation nationale.Les premiers cycles de formation ont débuté hier. Or, des rassemblements ont été organisés par les syndicats du secteur au niveau de plusieurs wilayas.
C’est le cas du CNAPESTE qui, en plus des sit-in, a annoncé la «réussite du boycott» par nombre de ses structures locales.La Coordination des syndicats autonomes de l’éducation, avait, dans un communiqué du 21 janvier 2026, et signé par douze syndicats, annoncé sa décision de boycotter cette «formation».
La Coordination considère que celle-ci, exigée comme condition d’intégration, constitue une mesure injustifiée.Elle affirme son « refus catégorique et définitif de ce qui est appelé formation en vue de l’intégration », qualifiant cette démarche de « mesure arbitraire, abusive et dépourvue de toute justification pédagogique ou professionnelle ».
Selon les syndicats, l’intégration est un droit professionnel acquis, fondé sur l’expérience, les diplômes et les qualifications, et « ne peut en aucun cas être conditionnée par des procédures administratives restrictives ».
La Coordination met également en garde contre les effets discriminatoires de cette mesure, soulignant que « lier l’intégration à la formation crée des inégalités entre des fonctionnaires appartenant au même corps, exerçant les mêmes missions et assumant les mêmes responsabilités », ce qui constitue, selon elle, une atteinte au principe d’égalité et à l’unité du corps éducatif.
En conséquence, elle appelle à une intégration immédiate de tous les enseignants concernés dans les grades nouvellement créés, sans condition ni restriction, et annonce une série d’actions de protestation, dont le boycott des formations liées à l’intégration et l’organisation de rassemblements devant les centres de formation. Ces actions ont commencé hier.
Le ministère de l’Éducation a publié, dès le lendemain, un communiqué explicatif visant à dissiper ce qu’il qualifie d ‘« informations inexactes relayées sur les réseaux sociaux et par certaines organisations syndicales ».
Au-delà de cette question relative à la formation préalable à l’intégration, il faut dire que les rapports entre la tutelle et les syndicats autonomes sont tendus, depuis un moment déjà, en raison du statut particulier du secteur de l’Education.
Ce dernier, promulgué il y a tout juste une année, est en cours de révision parce que rejeté par beaucoup de syndicats. Or, même la «nouvelle» mouture présentée aux organisations syndicales a été également critiquée.
Par : Elyas Abdelbaki








