À l’approche de la fin de l’année scolaire, une scène bien connue est susceptible de réapparaître devant de nombreux établissements : des feuilles arrachées et des cahiers déchirés couvrent régulièrement les trottoirs et les cours d’école. Ce phénomène, observé depuis plusieurs années après les examens, transforme les abords des établissements en vastes étendues de papier éparpillé. Pour certains élèves, il s’agit d’une manière de marquer la fin des cours et d’exprimer un sentiment de soulagement après plusieurs mois d’efforts.
Face à cette pratique qui continue d’alimenter les inquiétudes, le ministère de l’Éducation nationale relance la campagne nationale de collecte des cahiers et livres usagés, organisée cette année pour sa deuxième édition. L’initiative vise à réduire ces comportements et à encourager une gestion plus responsable des fournitures scolaires arrivées en fin d’usage.
Dans les écoles, collèges et lycées, des espaces dédiés à la récupération des cahiers, manuels et feuilles sont progressivement mis en place. Les documents collectés sont destinés au recyclage afin de limiter les déchets et de valoriser cette matière dans d’autres usages.
Cette démarche ne se limite pas à un objectif environnemental. Elle entend également renforcer auprès des élèves une culture du respect des biens scolaires et des espaces publics. Enseignants, associations, parents d’élèves et collectivités locales sont associés aux actions de sensibilisation menées dans les établissements.
Affiches, activités pédagogiques et initiatives citoyennes sont également déployées pour rappeler l’impact de ces gestes sur l’environnement et sur le cadre scolaire. Plusieurs acteurs estiment que la lutte contre ce phénomène passe autant par l’éducation que par la sensibilisation.
Les responsables éducatifs rappellent que la transmission des valeurs liées à la citoyenneté demeure une responsabilité partagée entre l’école et la famille. Certains spécialistes soulignent aussi qu’il existe d’autres façons de célébrer la fin de l’année scolaire, à travers des activités culturelles, artistiques ou sportives, sans porter atteinte à l’environnement ni aux espaces collectifs.
L’expérience menée l’année précédente avait permis de réduire sensiblement ces comportements, ouvrant la voie à une reconduction de l’opération à plus grande échelle.
Par : A.D












