Par : Hamid Daoui
Les élèves n’ont cessé de manifester leur grogne dans quelques établissements éducatifs, notamment des collèges et lycées à El-Khroub. C’est ainsi qu’hier matin, des groupuscules de collégiens et lycéens ont sillonné les rues et investi certaines places publiques, après avoir, quelques jours plus tôt, « cadenassé » un établissement pour protester contre les retards accusés dans la distribution de leurs relevés des moyennes non comptabilisées, de notes de devoirs scolaires des 2 trimestres scolaires. Ce mécontentement des élèves coïncide avec la colère de leurs enseignants, eux révoltés par les récentes mesures d’augmentations qu’ils estiment insignifiantes par rapport au coût de la vie et de l’inflation galopante qui érode leur pouvoir d’achat. Pour rappel, cette reprise du mouvement des jeunes collégiens et lycéens semble « sans importance », d’autant que l’année scolaire tire à sa fin.
Toutefois, cette agitation juvénile présente des caractéristiques du mouvement similaire de 2016, relatif aux horaires et temps d’études que beaucoup de personnes l’ont assimilé à cette époque à la « fainéantise des élèves » alors que des frémissements seraient déjà perceptibles dans la société qui s’est relevée en masse en 2019 pour contester tout l’ordre établi dans lequel baigne la médiocrité qui n’a pas épargné le système éducatif qualifié -à juste titre- de sinistré par l’ex-Président assassiné.









