Par : Hamid Daoui
L’EPH d’El-Khroub ne cesse de subir des bouleversements dans son fonctionnement, à en croire des sources hospitalières qui affirment que « Le service de médecine interne aurait été délocalisé au CHU de Constantine, dans le cadre d’une récente restructuration préconisée par la direction de la santé et de la population (DSP) qui affectera également d’autres infrastructures sanitaires à travers la wilaya. Considéré à ses débuts d’activités comme un joyau dans la région et ailleurs, l’hôpital Mohamed Boudiaf n’a pas cessé d’être déstabilisé et livré à la dégradation sur fond de bouleversement dans sa direction et de multiples conflits sociaux. Les syndicats rivaux exercent des pressions, souvent violentes, pour dégommer des responsables et les remplacer, rien que pour satisfaire les intérêts étroits autour du contrôle de la gestion et de la distribution du fonds des œuvres sociales sans se préoccuper de la défense du secteur et du service public menacés par les politiques néolibérales menées par les Gouvernants qui se sont succédés.
Ainsi, après tous les services rendus à la population de toute une région et des autres structures hospitalières et spécialisées à Constantine, entre-autres le CHU et la clinique des apôtres de Sidi-Mabrouk pour lesquelles l’EPH abrité la délocalisation de leurs maternités respectives au moment où celles-ci étaient fermées pour cause de travaux de rénovation, l’EPH Mohamed Boudiaf est encore sans équipements pour diagnostiquer et prendre en charge les patients. Les malades hospitalisés sont contraints de se diriger vers le secteur privé pour les besoins de l’examen d’identification des maladies et le suivi médical en traitement. Il en est de même des consultations externes de patients non-admis à l’établissement public hospitalier.
Cette situation de manque d’équipements s’est manifestée durement durant la pandémie, aggravée par le manque d’extracteur d’oxygène et scanner (appareil médical de diagnostic). Il a fallu un donateur particulier qui a secouru l’établissement public pour ce qui est du concentrateur d’oxygène, quant au scanner, cet appareil médical existe bel et bien mais il se trouve à l’arrêt depuis 5 longues années, selon des sources biens avisées.
ll semblerait que le coût relativement élevé de sa remise en l’état de service a dissuadé les responsables d’effectuer une telle dépense sur le « maigre » budget de l’établissement.
Mais, face aux besoins exprimés par la forte demande d’utilisation du scanner pour le bon fonctionnement de l’hôpital, cet appareil médical est devenu d’une impérieuse nécessité, pendant que les personnes malades se font saigner par le secteur privé.
Ainsi, après coup, comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, les gestionnaires seraient mis devant cette situation délicate qui perdure avec les préjudices causés pour l’accomplissement des tâches de la médecine gratuite et le fonctionnement optimal dans les prises en charges des malades souffrants, hospitalisés ou en consultation externe.
L’acquisition d’un nouveau scanner serait envisagée, ajoutent nos sources. Il y va du système de la santé publique de la population dans cette période de crise sociale d’érosion du pouvoir d’achat, écologique avec la résurgence des épidémies et des conditions sanitaires dégradées…etc.
Par ailleurs, les malades assurés ou non se plaignent de la cherté des toutes les analyses médicales chez le secteur privé pendant que les établissements publics sont dépourvus d’équipements indispensables et autres produits médicamenteux et réactifs appropriés.










