Par : A.Ighil
Rien ne va plus entre le syndicat d’entreprise et la direction générale et le climat social n’est pas des meilleurs au sein de l’entreprise des fertilisants de Annaba, mais également dans l’unité d’Arzew. Et cela, en raison du blocage sur les dossiers socio professionnels depuis 2021. Il est reproché à la direction de faire la sourde oreille aux revendications et l’arrêt des négociations entre les deux parties. Le partenaire social, par la voix de son secrétaire général, Chellouffi Chaker, est déterminé à obtenir le départ du directeur général, Stéphane Dieudé, absent de son poste depuis deux années et qui dirige l’entreprise par télé travail. L’annonce a été faite, hier vers midi, lors d’une assemblée extraordinaire tenue dans les bureaux de l’UGTA et qui portait sur la situation sociale de l’entreprise ; cette dernière a vu la participation de plus de 250 travailleurs. Le secrétaire général du syndicat a révélé d’emblée qu’il existait un conflit entre la direction générale et le conseil d’administration dont le groupe ASMIDAL est majoritaire avec cinq membres. Pour Chelloufi Chaker : « Nos revendications sont claires, il s’agit de la prime annuelle d’encouragement à la production d’ammoniac non versée depuis 2021, équivalent à une production évaluée à 85%, confirmée par le président du conseil d’administration, le directeur général, par la directrice centrale des ressources humaines ainsi que par les deux directeurs des usines de Annaba et d’ Arzew. Ce qui a été contesté par les membres du CA et qui veulent changer son mode de calcul », nous dira le SG du syndicat qui a fixé un ultimatum pour son virement pour la fin du mois en cours, faute de quoi, Cheloufi Chaker brandit la menace de la grève. Autre revendication annoncée, c’est celle du recrutement. Le secrétaire général reconnaît un manque de 25% des effectifs, il exige de la direction de faire un effort pour le recrutement de près de 150 nouveaux techniciens au lieu de faire appel aux ouvriers des entreprises sous-traitantes que le syndicaliste traite d’esclavagisme moderne. La plateforme des revendications réclame également un effort dans le domaine des investissements. Devant la grande vétusté des installations et équipements, il est impératif, selon les syndicalistes, d’investir sur l’outil de production. Autres revendications, la revalorisation salariale est décidée en fonction de la production, précisera notre interlocuteur. Et d’ajouter : « Le coût par tonne était estimée à 200 $, son prix est évalué à 1.200 $ sur le marché mondial et le pouvoir d’achat qui s’effrite ». Devant cette situation, le partenaire social, par la voix de son secrétaire général, réclame de s’asseoir à la table des négociations avec les vrais décideurs ; quant au directeur général, nous demandons purement et simplement son départ et nous demandons l’intervention du conseil d’administration pour débloquer la situation ».









