L’Algérie engage une nouvelle phase de sa transition énergétique en plaçant l’énergie éolienne au cœur de ses priorités. Après les résultats enregistrés dans le solaire, les pouvoirs publics lancent la première étape d’un programme éolien d’une capacité de 5 gigawatts, destiné à diversifier les sources de production électrique du pays.
Ce choix s’appuie sur l’expérience acquise lors de la première phase du programme solaire, qui prévoit l’entrée en service prochaine de 3 000 mégawatts. Cette étape a permis de confirmer la faisabilité des projets d’énergies renouvelables à grande échelle, ouvrant la voie à des investissements plus soutenus dans l’éolien.
Le développement de ce segment s’inscrit dans une vision à long terme fixée à l’horizon 2040. Les objectifs annoncés portent sur une capacité combinée de 22 gigawatts issue du solaire et de l’éolien, ainsi que sur le renforcement du programme national d’hydrogène vert, auquel une part croissante de l’électricité devra être dédiée dès 2035.
Dans ce cadre, dix sites répartis sur plusieurs régions ont été retenus pour accueillir des parcs éoliens de grande capacité. Ces installations viendront compléter un mix énergétique en évolution, appelé à réduire progressivement la dépendance aux hydrocarbures.
L’orientation éolienne de l’Algérie suscite également l’intérêt des partenaires internationaux. L’International Finance Corporation, membre du groupe de la Banque mondiale, voit dans l’expérience algérienne un exemple pouvant être valorisé à l’échelle africaine, dans un contexte marqué par un déficit d’accès à l’électricité.
Cette convergence d’intérêts a été évoquée lors d’une rencontre récente entre le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, et Ethiopis Tafara, vice-président pour l’Afrique de l’IFC. Selon un communiqué officiel, un projet de partenariat axé sur le développement de la production éolienne a été proposé.
Ce tournant confirme la place croissante de l’éolien dans la stratégie énergétique nationale et marque une nouvelle étape dans l’ouverture du secteur aux coopérations internationales.
En combinant solaire et éolien, le pays s’oriente vers un modèle de production électrique plus sobre en carbone, en phase avec les enjeux environnementaux actuels et appelées à jouer un rôle central dans la production électrique des prochaines décennies.
Par : A.D











