Après la très longue attente prolongée par les reports successifs des dates de distribution des logements sociaux à El-Khroub, les postulants s’apprêtent, semble-t-il, à investir le cabinet du chef de l’Exécutif de la wilaya, ce lundi, à en croire des demandeurs qui contiennent leur colère face aux promesses non-tenues et les retards injustifiés, selon eux, dans la distribution des habitations.
L’instrumentalisation des dates commémoratives et autres examens scolaires, ne tiennent plus comme prétextes de l’ajournement de la distribution du quota global de plus de 5000 unités, prévue depuis la mandature municipale de 2012…
Ces allégations ont compensé cette longue période d’exclusion du bénéfice de logements au profit des demandeurs autochtones de la commune qui constatent les constructions de milliers de logements, le plus souvent distribués dans l’injustice et les inégalités sociales et spartiates.
De surcroît, ces logements ont été sujets à toutes formes de clientélisme, passe-droits et autres formes de corruption dénoncées à chaque fois par des exclus du bénéfice d’un gîte décent dont certains dossiers remontent à 1990 et bien avant, selon des sources concordantes.
Les animateurs des luttes autour de la distribution juste et équitable des appartements en savent trop sur les indus-postulants et autres privilégiés des appareils du système corrompu en place qui tient la société en otage avec le “logement dit social” (gratuit!), présenté comme un acquis des classes populaires.
Mais, l’enrichissement illicite qui a rongé les rouages de l’Etat depuis le déclassement des terres agricoles destinées au sol constructible, à l’aménagement de l’urbanisation, en passant par les projets faramineux des marchés publics aux divers promoteurs publics, privés nationaux et étrangers, l’on fait mine de ne pas en parler.
D’où l’esbroufe qui anime les autorités quant à leur gestion et l’intéressement pour ce dossier juteux dans la livraison, réception, conformité des appartements construits avec des malfaçons et leurs distributions, le plus souvient émaillées de contestations violentes ponctuées par la répression avec son arsenal juridique liberticide, enrichi à l’effet de maintenir la paix civile et sociale dans une crise multidimensionnelle et systématique.
Cependant, à quand la sortie de tunnel avec l’embellie financière affichée par les pouvoirs publics ?
Par : HAMID DAOUI











