Lancé l’année 2015, en grande pompe par les autorités locales, le projet relatif à l’harmonisation des devantures des commerces de la ville du vieux Rocher serait-il annulé ? Une question que l’on se pose légitimement.
Ce projet s’inscrit, selon ses initiateurs, dans le cadre de la modernisation de la ville. Une ville, c’est aussi des commerces qu’il faudrait moderniser, n’est-ce pas ? Un challenge que les autorités locales de l’époque voulaient gagner.
Et l’harmonisation des devantures des commerces était effectivement un défi à relever. Il est à signaler, dans cet ordre d’idées, que certains commerçants, notamment les locataires, des artères concernées par ladite opération se sont opposés à l’idée du projet. S’il y a quelqu’un, pour reprendre les dires d’un locataire d’un local commercial sis au boulevard Mohamed Belouizdad, qui devait prendre en charge les frais des travaux, c’est le propriétaire du local et non pas le locataire. Je ne peux pas « verser » 60 millions de centimes, voire plus, le coût des frais des travaux estimés par le bureau d’étude, pour un bien immobilier qui ne m’appartient pas.
Un argument qui semble convaincre les initiateurs du projet. Ainsi, ce sont les propriétaires des locaux commerciaux qui sont désormais appelés à contribuer, financièrement parlant, à cette louable initiative.
Des avantages fiscaux seront accordés aux commerçants. Pour rappel, les autorités locales, toujours de l’époque, auraient décidé de commencer cette homogénéisation des devantures des commerces de la ville par les quartiers les plus fréquentés, à savoir les rues Bouderbala et Abane Ramdane et le boulevard précité. Des artères qui constituent, en quelque sorte, le cœur de Constantine. Huit ans après, les autorités locales sont appelées à relancer un projet dont l’utilité n’est plus à démontrer.
Par : A.A











