Des logements entièrement équipés et meublés attendent toujours d’être occupés à Jijel. Pourtant, leurs occupants potentiels, des médecins spécialistes, se font rares et ne se manifestent pas. C’est ce qu’a déploré le wali, Ahmed Meguellati, lors de sa dernière rencontre avec la presse locale, affichant son étonnement face à cette situation, privant les hôpitaux de la wilaya de praticiens spécialistes pourtant indispensables à la prise en charge des malades.
En effet, que ce soit à l’hôpital du chef-lieu de la wilaya ou dans ceux de Taher et d’El Milia, le constat est le même avec le manque persistant de ces médecins, malgré les efforts consentis pour les attirer, notamment par la mise à leur disposition de logements offrant tout le confort nécessaire.
Ce déficit est déploré à plus d’un égard, d’autant qu’il prive la population locale de soins spécialisés dans le secteur public. Ce dernier a pourtant un besoin pressant de traumatologues, d’orthopédistes, d’hématologues, de cardiologues ou encore de gynécologues, pour ne citer que ces spécialités les plus demandées. Pour le wali, ce désintérêt pour la wilaya de Jijel demeure inexpliqué eu égard aux efforts croissants déployés afin de créer un climat de travail favorable à l’installation de ces praticiens dans les établissements publics.
Certains n’excluent toutefois pas l’existence d’un lobby local qui œuvrerait, pour des raisons obscures, à dissuader ces médecins de s’y installer. Plus regrettable encore, de nombreux spécialistes originaires de la région préfèrent s’établir ailleurs, boudant ainsi les hôpitaux de leur propre wilaya.
En attendant une éventuelle inversion de cette tendance, les patients continuent de subir cette contrainte dans leur quête de prise en charge médicale spécialisée. Leur seule alternative reste le secteur privé, avec des coûts de soins de plus en plus élevés, d’autant que les organismes d’assurance ne remboursent que des tarifs dérisoires datant des années 1980.
Par : Amor Z








