Par : A.A
À moins de deux semaines du mois sacré de Ramadhan, 70 équipes de contrôle sont mobilisées afin d’endiguer la spéculation sous toutes ses formes, affirme Rachid Hedjal, le directeur du commerce, dans une déclaration à un confère. Tout le monde s’accorde à dire que le Ramadhan est le mois de toutes les convoitises, mais il est aussi le mois de tous les risques, en termes d’intoxications alimentaires. Des risques que les services de la direction du commerce tiennent à éviter par tous les moyens. Ainsi, ces agents de deux services, à savoir la répression des fraudes et ceux de la qualité, sont appelés à sillonner les commerces de la ville qui devraient être soumis à des opérations de contrôle inopinées menées par des brigades mixtes. Toute infraction à la réglementation en vigueur doit être sévèrement sanctionnée, nous confia, sous couvert d’anonymat, un agent de contrôle. Des P.V de fermeture et d’autres pénalités sont d’ores et déjà prévus, avança notre interlocuteur. Selon lui, ils sont de plus en plus nombreux ces commerçants indélicats qui ne respectent ni le consommateur, ni les textes régissant l’activité commerciale. Pour preuve, chaque opération de contrôle dans un quartier est suivie par une fuite de la part des propriétaires des commerces concernés, affirma-t-il. Et sur ce plan, les exemples sont légion. Des agissements qui révèlent beaucoup de dysfonctionnement dans ce secteur névralgique, reconnait notre vis-à-vis. Devant ces commerces qui poussent, à dire vrai, comme des champignons, il est souvent difficile de tout contrôler, estime-t-il. Tout en reconnaissant les contraintes auxquelles ses collègues sont souvent confrontés, il n’a pas manqué de mettre en exergue les résultats fructueux de ces opérations de contrôle. Certes, la mission est loin d’être facile, dira-t-il, mais nous sommes condamnés à donner de la crédibilité à l’activité commerciale et à protéger le consommateur. Ce dernier qui a certainement sa part de responsabilité dans cette anarchie qui règne aujourd’hui dans le secteur. Un avis que notre interlocuteur partage. De l’étiquetage à la date de péremption des produits alimentaires, entre autres, le citoyen, ou plutôt le consommateur est appelé de faire preuve de vigilance. Il s’agit d’un sens de civisme qu’il faudrait également inculquer à nos enfants. Malheureusement, en dépit de toutes les mises en garde des services concernés, le citoyen continue d’acheter ces produits alimentaires périssables vendus sur la voie publique. Du pain, de la viande et du poisson, tout se vend, ou presque, sur nos trottoirs squattés, faut-il encore une fois le rappeler, par des vendeurs ambulants peu scrupuleux. Et, pour contrôler et les commerces légaux et ceux qui ne le sont pas, le nombre des agents de contrôle devrait être multiplié par deux, voire plus. En outre, 22 marchés dits de la Rahma seront ouverts durant ce mois sacré.










