L’unique salle de cinéma Le Triomphe de la ville du 8 mai 1945, fermée depuis des lustres au grand dam des Guelmois, sera rouverte incessamment, c’est ce qu’a déclaré cette semaine le directeur de wilaya de la culture sur les ondes de la radio régionale. Erigée durant l’époque coloniale, elle avait accueilli des générations de cinéphiles qui conservent des souvenirs indélébiles des films projetés. La gent féminine bénéficiait d’une séance chaque lundi après-midi pour se détendre et visionner les films orientaux, notamment égyptiens, où se produisaient leurs stars favorites.
Patrimoine communal, elle avait été louée à des particuliers durant des années. Au début des années 2000, elle avait subi de sérieux dégâts matériels causés par des intempéries et un violent orage qui avaient endommagé sérieusement la toiture une certaine nuit d’hiver. Les services de la wilaya avaient engagé des travaux de restauration et acquis des équipements à la faveur d’une enveloppe financière allouée par le ministère de la Culture. Sa réouverture a été retardée car des réserves avaient été émises par une commission d’experts dépêchée d’Alger. Ces dernières ont été prises en charge et en dépit de cela, la salle du septième art demeurait désespérément fermée. Pour des raisons inexpliquées, elle était rattachée au ministère de tutelle.
M.Boudjema Benamirouche a annoncé qu’une convention avait été signée entre sa direction et l’ONCI, Office national de la culture et de l’information, en présence du directeur général adjoint chargé de la gestion des salles du cinéma, portant sur la réouverture de ce lieu de divertissement. Tout en exprimant sa satisfaction relative à cette acquisition longtemps revendiquée par les cinéphiles, il affirmera que cette salle de cinéma sera exploitée conformément à la réglementation en vigueur. Cette action booste ce secteur à l’instar de la réhabilitation de la ville romaine Thibilis à Sellaoua-Announa, du théâtre régional Triki Mahmoud, de la salle de conférences de la maison de la culture Abdelmadjid Chaffai et la restauration de plusieurs sites archéologiques.
Par : Hamid Baali











