La Cour criminelle près le Tribunal d’Annaba a prononcé, avant-hier, une peine de 20 ans de prison ferme à l’encontre d’un accusé poursuivi pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Le représentant du ministère public a requis la réclusion criminelle à perpétuité.
Les faits remontent au 6 avril 2025, lorsque les services de la Sûreté urbaine du 10e Arrondissement d’Annaba ont été alertés pour intervenir au niveau de la rue Kichane Larbi, suite à un signalement faisant état de la présence d’une personne en danger. Arrivés sur les lieux, les éléments de la Police judiciaire ont découvert, grâce aux témoignages d’ouvriers travaillant dans un logement voisin en cours de construction, un homme gisant au sol, baignant dans son sang, dans la cour du domicile du mis en cause, identifié sous les initiales «H.S».
La victime, répondant aux initiales de «S.A», présentait de graves blessures à la tête. Le mis en cause, assis non loin de lui, dégageait une forte odeur d’alcool, tout comme la victime. Transporté en urgence à l’hôpital, le blessé est resté dans le coma avant de succomber à ses graves blessures au CHU Ibn Rochd.
Lors de son audition, l’accusé a déclaré avoir rencontré la victime près du rond-point de l’Elyza, en possession d’une bouteille de boisson alcoolisée. Ils auraient décidé de se rendre ensemble à son domicile pour la consommer. Selon sa version, il aurait quitté la maison à l’aube pour acheter des cigarettes, laissant la victime seule à l’intérieur. À son retour, ne pouvant ouvrir la porte, il affirme être entré par un mur, pour ensuite découvrir la victime inanimée et ensanglantée, niant toute agression.
Cependant, un témoin clé a affirmé avoir vu l’accusé traîner le corps de la victime dans la cour et laver les traces de sang à l’eau, contredisant totalement sa version. Au terme des débats, la Cour l’a reconnu coupable et l’a condamné à 20 ans de réclusion criminelle ferme.
Par : Younes Sid







