Souk-Ahras commémore, aujourd’hui le 65ème anniversaire de la bataille la plus longue de la Révolution. Une page impérissable de la glorieuse épopée d’une Algérie qui a su braver, par la volonté de son peuple, un colonialisme barbare et une armée qui tentait le génocide. Le 26 avril 1958 au moment où les moudjahidine de l’ALN acheminaient un important convoi d’armes et de munitions en provenance de la Tunisie vers les autres wilayas, pas moins de sept régiments de l’armée française ont été mobilisés pour les intercepter au lieu-dit Oued-Echouk.
Les violents accrochages qui opposèrent les deux belligérants étendirent le champ de bataille jusqu’aux confins de la wilaya de Guelma et le siège que voulait imposer l’armée de l’occupant fut finalement franchi.
Avec 639 martyrs dans les rangs de l’ALN et 300 morts du côté de l’occupant, la grande bataille de Souk-Ahras apporta un démenti cinglant aux promoteurs des discours propagandistes de l’époque et lança des signaux forts à l’adresse de l’opinion publique internationale.
La participation de plusieurs wilayas aux combats, la durée de ces derniers (une semaine) et le courage dont ont fait preuve les moudjahidine qui réussirent à imposer des combats au corps à corps afin d’éviter les bombardements, justifient toute l’importance accordée par les historiens à cette épreuve… L’une des plus décisives pour l’indépendance du pays.
Dans l’un des ouvrages de feu Houmana Boulaâres, moudjahid et ex-président de l’Association des Rescapés de la Bataille de Souk-Ahras, nous lisons ceci:” Seule la mémoire collective peut soutenir la vivacité d’antan et se projeter dans un avenir stimulant et inspirateur.
Elle doit assurer chez nous le maintien avec les valeurs nationales et le legs éternel de la glorieuse Révolution de Novembre. Le témoignage devrait être matérialisé par une approche productive d’enseignements et de fierté”.
Par : Abderrahmane.D








