La cité Okba Ibn Nafaâ qui compte plusieurs bâtisses et quatre institutions pédagogiques perd, chaque jour que Dieu fait, de son éclat. L’amoncellement des immondices est devenu partie prenante du décor, les pissotières improvisées non loin du lycée Rebahi Nouar laissent échapper des odeurs pestilentielles et les monticules de gravats et autres résidus des matériaux de construction achèvent le reste. La nuit, la situation devient pire, notamment avec l’arrivée des adeptes de Bacchus et des meutes de chiens errants. “Des fidèles qui devaient se rendre à la mosquée pour la prière du fedjr se sont retrouvés nez-à-nez face à un berger allemand, supposé égaré, mais qui était, en fait, lâché volontairement par son maitre qui observait de loin la peur que provoquait chez ces deux octogénaires”, a témoigné un habitant de la cité.
En matière d’aménagement, la gabegie ne date pas d’aujourd’hui. Une route qui mène vers la cité mitoyenne conçue à la toboggan favorise les accidents et met en péril les élèves de l’école primaire, tout comme les apprentis du Centre de formation professionnelle. Un espace vert sous forme d’équerre, situé en face du lycée Djaber Ibn Hayene, est inclus dans un programme d’amélioration du cadre de vie des habitants de la commune de Souk-Ahras. Et de quelle manière. Des bordures grignotées et une clôture en béton alignée au niveau de la chaussée, sans plus.
Or, ce triangle qui n’a plus lieu d’être à cause de l’exiguïté des routes et de la forte affluence des véhicules le long de l’année, aurait été mieux adapté aux besoins de ce lieu. ”La forme de ce terrain abandonné, appelé pompeusement espace vert, met tout le monde à rude épreuve pendant les heures de pointe, car il s’agit là de plusieurs milliers d’élèves qui déferlent en même temps des quatre coins de la ville. Il est inconcevable de maintenir ce même plan de circulation avec la prochaine rentrée scolaire”, a remarqué un autre habitant du quartier.
Un autre phénomène inquiétant a été soulevé par nos interlocuteurs. L’apparition d’un bidonville naissant en aval de la cité des enseignants. Il s’agit de plusieurs baraques en parpaings et en tôles ondulées, érigées en guise d’annexes pour certains locataires et autres propriétaires des logements de ladite cité.
Par : Abderrahmane.D








