Les habitants de la cité des enseignants 300 logements participatifs Bouzaroura, relevant de la commune d’El Bouni, continuent à vivre le cauchemar depuis la distribution de leurs logements, il y a 10 ans de cela. Les travaux de ce projet, qui ont débuté en 2006 avec une estimation initiale de deux ans, ont systématiquement accusé des retards. Les résidents, qui ont réglé leurs paiements en 2012 et reçu leurs clés en 2013, se retrouvent avec des logements inachevés et non-raccordés aux ressources essentielles, le tout dans l’absence totale du promoteur immobilier chargé initialement du bon déroulement du projet et de la procédure de remise des clés.
Ces conditions de vie particulièrement pénibles et indignes pour des enseignants sont exacerbées par l’absence totale de réseau de gaz naturel et d’électricité. Confrontés à ce dilemme, les habitants sont contraints d’utiliser des bonbonnes de gaz butane, exposant ainsi leur sécurité, en particulier pendant la saison hivernale. En ce qui concerne l’électricité, ils utilisent des câbles électriques connectés de manière aléatoire, représentant un danger réel, en particulier pour les enfants qui jouent sous ces fils potentiellement dangereux, sans oublier les coupures fréquentes d’électricité.
Face à cette situation, les familles ont fini par jeter l’éponge. «Personne ne daigne prendre en charge nos préoccupations», clament ces résidents qui ont rédigé à plusieurs reprises des plaintes déposées au siège de la direction du Logement et des Equipements publics (DLEP). Mais, ils n’ont reçu aucun signe de vie. Par ailleurs, les ordures qui jonchent les entrées des bâtiments et le mauvais état de la route sont aussi à l’origine de ces plaintes.
Le problème de transport vient s’ajouter à la liste du manque de commodités que rencontrent les habitants des lieux. En effet, face à l’absence du transport public pour desservir le quartier, les chauffeurs de taxi évitent de se rendre dans la zone qu’ils estiment trop reculée et susceptibles d’abimer leurs véhicules tant l’état de la route laisse à désirer.
Plus que jamais, il convient que les autorités locales prennent des mesures urgentes pour se rendre compte de la situation de ces logements dont les officiels détournent le regard depuis des années maintenant.
Logés dans des habitations censées répondre à des normes promotionnelles, les habitants des lieux, qui pensaient initialement bénéficier d’un projet promotionnel aidé, se retrouvent face à un manque de commodités digne d’un bidonville.
Par : S.I









