La Cinémathèque d’Alger accueille, du 24 au 26 janvier, les Journées du film algéro-italien, une manifestation cinématographique et culturelle organisée par le ministère de la Culture et des Arts, à travers le Centre algérien du cinéma et Casbah Film Production, en collaboration avec le Centre culturel italien. Cette initiative marque le 60ᵉ anniversaire du film mythique La Bataille d’Alger, œuvre majeure du cinéma révolutionnaire et référence mondiale en matière de mémoire historique.
Cette célébration s’inscrit dans une dynamique de valorisation du patrimoine cinématographique algérien et de transmission de la mémoire nationale, tout en ouvrant un espace d’échanges culturels avec des partenaires internationaux. Le film, réalisé en 1966 par l’Italien Gillo Pontecorvo sur un scénario de Franco Solinas, demeure l’un des témoignages les plus puissants sur la lutte du peuple algérien contre le colonialisme.
Les Journées du film algéro-italien visent à renforcer la coopération culturelle entre l’Algérie et l’Italie, en mettant en lumière les liens historiques et artistiques ayant uni les cinéastes des deux pays, notamment autour des œuvres traitant des luttes de libération. Le programme prévoit des projections de films algériens et italiens, ainsi que des rencontres et débats animés par des spécialistes, critiques et chercheurs, consacrés à l’héritage de «La Bataille d’Alger» et à son influence durable sur le cinéma mondial.
Le film retrace une phase-clé de la Révolution algérienne, centrée sur les événements de la Casbah à la fin des années 1950, opposant les réseaux de la révolution aux forces coloniales françaises. Son style quasi documentaire, l’utilisation d’acteurs non professionnels et le tournage en décors réels lui confèrent une authenticité rare.
Couronné par le Lion d’or à la Mostra de Venise et nommé aux Oscars «La Bataille d’Alger» a suscité de vives polémiques à sa sortie, allant jusqu’à son interdiction en France pendant plusieurs années, en raison de sa dénonciation frontale des crimes du colonialisme.
Par : Younes Sid









