La saison estivale n’est pas toujours synonyme de détente, de joie et de plaisir… Chaque année, les morts par noyade endeuillent bien des familles dans les villes balnéaires dont naturellement Chétaïbi. Ce fut le cas vendredi matin, à 5 heures, lorsque trois jeunes hommes originaires de Guelma décidèrent de plonger dans une zone connue pour ses risques au niveau de la plage Sable d’or 1 (dans le passé, des estivants y ont été mortellement emportés par le courant qui la caractérise). Il ne fallait pas plus d’un moment pour que ces audacieux se retrouvent dans une situation désespérée. Deux ont rejoint le rivage après un âpre combat avec les eaux en furie, mené par des jeunes de Chétaïbi présents sur les lieux et qui leur portèrent secours instantanément. Mais le troisième, Dziri JM, âgé de 30 ans, ramené à terre inconscient et bavant, a rendu l’âme bien avant son transport par le biais de l’ambulance de la Protection civile, à l’unique hôpital de la ville. Les pompiers tentèrent de le ranimer sur place et tout au long du trajet mais en vain. C’est vers midi que ses parents, alertés, arrivèrent pour ramener le corps au domicile du côté de Hammam Ouled Ali à Guelma.
Il reste à souhaiter que les journées de sensibilisation de la Protection civile, entamées hier, pour mettre en garde sur les baignades interdites ou déconseillées dans certaines zones, trouvent des oreilles attentives. L’exemple du jeune de 16 ans mort dans un lac à Oued El Aneb, prouve bien que les plages ne sont pas les seuls espaces où les dangers guettent les baigneurs. Dans les barrages de fortune aménagés çà et là pour les besoins de l’agriculture, bon nombre d’adolescents ont péri. La responsabilité parentale n’est pas un vain mot. La négligence a tué et tuera encore, hélas !
Par : Kh. Ameur








