Les épisodes de fortes chaleurs qui frappent le pays ont entraîné une multiplication des interruptions de chantiers dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique.
Entre le mois de mai et le 14 juillet, la Caisse nationale des congés payés et du chômage-intempéries des secteurs du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique (CACOBATPH) a enregistré 60 déclarations d’arrêt de chantier, contre seulement 12 durant la même période de l’année précédente, soit une hausse de 400 %.
Présentant, mardi, le premier bilan de la saison estivale, le directeur général de la CACOBATPH, Abdelmadjid Chekakri, a indiqué que plus de 5.000 travailleurs sont concernés par les dossiers actuellement en cours d’instruction en vue de leur indemnisation dans le cadre du régime de chômage-intempéries. Ce dispositif permet de compenser la perte de revenus lorsque les conditions climatiques rendent le travail impossible ou dangereux.
Le responsable a rappelé que ce régime de protection sociale couvre les salariés des secteurs du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique confrontés à des interruptions d’activité provoquées par des phénomènes météorologiques tels que les fortes chaleurs, les pluies, les vents violents ou encore les chutes de neige. Il a, à cette occasion, appelé les entreprises affiliées à déclarer systématiquement les arrêts de chantier afin de permettre aux travailleurs de bénéficier de leurs droits dans les conditions prévues par la réglementation.
Parallèlement, la CACOBATPH poursuit la modernisation de ses services. Depuis 2025, les employeurs peuvent effectuer l’ensemble des démarches liées aux déclarations d’arrêt de chantier via un portail entièrement dématérialisé, sans déplacement vers les agences de la Caisse. Cette évolution vise à accélérer le traitement des dossiers et à simplifier les formalités administratives.
L’organisme a également renforcé son accompagnement des entreprises. Quelque 250 employeurs ayant rencontré des difficultés pour finaliser leurs dossiers ont bénéficié d’un suivi personnalisé. De son côté, le centre d’appels de la Caisse traite près de 800 sollicitations quotidiennes, essentiellement consacrées aux conditions d’accès aux prestations, aux modalités de déclaration et au suivi des demandes. En parallèle, près de 3.000 employeurs ont participé à des sessions de formation et à des journées d’information organisées à travers le pays.
Abdelmadjid Chekakri a souligné que le bénéfice de l’indemnisation reste conditionné au respect des obligations réglementaires par les entreprises, notamment la déclaration des périodes d’arrêt, le paiement des cotisations et le dépôt des dossiers dans les délais fixés.
Au-delà de la dématérialisation des procédures, la CACOBATPH propose aujourd’hui plus de 24 services numériques à destination des employeurs et des travailleurs. Parmi eux figurent “Moudjib Bot”, un assistant virtuel reposant sur l’intelligence artificielle, et l’application “Aâlimni”, qui informe les salariés, par SMS, de l’évolution de leurs dossiers. Le responsable a enfin annoncé le lancement de nouveaux services numériques au cours du second semestre, dans le cadre du plan stratégique 2026-2030 de la Caisse.
Sur le plan financier, Abdelmadjid Chekakri a indiqué que la CACOBATPH ambitionne d’atteindre 39 milliards de dinars de recouvrements d’ici la fin de l’année.
Par : A.D








