Voilà un autre épisode climatique qui impose un ralentissement de l’activité à Jijel. En dépit des températures extrêmes enregistrées depuis plus d’une semaine, frôlant les 50°C, la vie semble continuer son bonhomme de chemin. Dans les marchés, les rues, ainsi que les hôpitaux et cabinets médicaux, les citoyens vaquent normalement à leurs occupations. Sur les plages, c’est la ruée estivale qui s’observe.
Des baigneurs, matériel de plage en main, ne cessent d’y affluer par cohortes pour se rafraîchir en bord de mer, fuyant une canicule suffocante. Toutefois, cette activité se poursuit au rythme d’une chaleur qui s’accentue en milieu de journée. A ce moment-là, un ralentissement de la circulation est observé, laissant place à une quasi-paralysie de l’activité. Beaucoup ne prennent pas le risque de sortir à cette heure-ci, sauf en cas de force majeure.
Face à une telle situation, des médecins multiplient les interventions sur les réseaux sociaux afin d’alerter sur les risques liés à l’exposition à ces fortes chaleurs. Sur sa page Facebook, le Dr Bouab, diabétologue à Jijel, prodigue des conseils à ses patients et s’adresse également au grand public sur les mesures à adopter pour faire face à cette vague de chaleur exceptionnelle. Cette situation est encore aggravée par les incendies, qui rendent le climat encore plus suffocant. Plusieurs départs de feu ont été signalés dans différentes communes de la wilaya de Jijel.
En état d’alerte, les services de la Protection civile, appuyés par les garde-forestiers, ne cessent d’être mobilisés pour circonscrire les incendies. En attendant l’accalmie prévue pour la fin de la semaine, selon les services météorologiques, des personnes d’un certain âge affirment n’avoir jamais vécu une telle situation caniculaire.
«C’est exceptionnellement chaud. Jamais de ma vie je ne me souviens avoir connu de telles températures», confie un sexagénaire rencontré dans la rue du 20 Août, au centre-ville d’El Milia, alors qu’il s’affairait à acheter des fruits et légumes avant de regagner précipitamment son domicile. Le point noir de cette situation extrême reste les coupures d’électricité, qui ne cessent d’importuner les citoyens, notamment les personnes âgées et les malades chroniques, privés de climatisation et exposés au risque d’une dégradation de leur état de santé.
Par : Amor Z









