Par : Hamid Daoui
Les habitants ne cessent de porter leurs doléances à l’APC pour lui rappeler ses missions de prise en charge de l’amélioration du cadre de vie, d’autant que les moyens d’intervention existent en conséquence, en l’occurrence, les entreprises communales.
C’est ainsi que l’éclairage public constitue une préoccupation à cet effet. Outre l’obscurité et les défauts de l’éclairage qui n’épargnent aucun quartier de la ville et sa périphérie, y compris tout le long des routes principales à grande circulation, secondaires entre les agglomérations voisines ou simples chaussées et voies d’accès constitutives du réseau routier, ruelles et autres chemins, trottoirs et espaces publics.
Des habitants soulèvent les problèmes de l’insécurité qui en résulte dès la tombée de la nuit. Ils rappellent l’agression mortelle survenue, il y a quelques mois, au souk hebdomadaire dont les auteurs seraient condamnés en première instance et l’affaire suit son cours devant la juridiction de Constantine, à en croire des habitants de la cité du 20 août 55 (Kouminel). Ces administrés dénoncent l’obscurité lugubre due aux lampadaires éteints et défectueux, tout le long du chemin qui traverse le souk pour aboutir aux lieux d’habitation, un ghetto érigé en majorité dans l’anarchie de l’urbanisme, voire considéré comme une zone de non-droit, propice à la prolifération de tous les fléaux sociaux et toutes les formes de spéculation, en raison de sa mitoyenneté des transactions commerciales variées qui s’y déroulent, 2 fois par semaine.
L’état du tissu urbain est délabré et les zones d’habitations de concentrations de population souffrent du manque d’espaces et de végétation. La puanteur se manifeste par les odeurs nauséabondes agressives pour les milliers de locataires qui sont dégagées à partir des regards d’égouts mal-couverts ou carrément défectueux. Les administrés s’interrogent -à juste raison- sur l’argent public des contribuables et de l’Etat versé aux entreprises concernées, créées à cet effet. Les missions de l’ECEV, chargée des espaces verts se limitent à l’embellissement autour des institutions et des voies de façade pour lesquelles elles n’engrangent aucun sou, voire des dépenses par milliards engagées pour leurs travaux, exécutés sans avoir recouvré ses créances pendant que ses ouvriers sont impayés depuis des mois ! Quant à l’entreprise des travaux de l’éclairage public (ETREP), ses interventions locales à la commune sont quasi inexistantes, comme attestées par les faits cités plus haut. Cependant, elle offre ses services payants à d’autres partenaires publics en dehors du territoire de la commune. L’assainissement de la ville souffre d’un déficit manifeste de la prestation de la qualité de service du ramassage des ordures de la part de l’entreprise en charge, l’EPCA, qui a perdu, par ailleurs, pratiquement toute sa clientèle, y compris le nettoiement du souk communal en location par un adjudicataire privé ! Et bien d’autres dysfonctionnements enregistrés dans les gestions respectives de ces entreprises et au-delà, celle de leur tutelle, la mairie qui participe à l’enrichissent des sous-traitants privés sur le dos de la collectivité et de ses administrés, sans tirer les leçons de cette expérience catastrophique qui semble encore se poursuivre avec les mêmes méthodes et pratiques, de surcroit le même personnel dirigeant limogé, muté avant de revenir à la charge, de nouveau !










