Par : A.Ighil
Le site de l’ancien bidonville de Beni M’Haffeur avait longtemps attiré les convoitises du cercle très restreint des prédateurs du foncier immobilier. Il a été ainsi décidé, en 2017, la réalisation d’un pôle urbain de référence dont profitera toute la ville et non une poignée de personnes. Un projet alliant modernité et authenticité et qui a vu l’organisation d’un concours d’idées pour ce projet grandiose et une confrontation des projets de pas moins d’une douzaine de bureaux d’études retenus à cet effet sur la cinquantaine qui avaient postulé à ce concours et cela à l’initiative d’un ancien wali devenu ensuite ministre. Ainsi, architectes, ingénieurs et techniciens se sont investis dans leurs projets englobant tous les domaines d’une vie moderne.
L’habitat prenait peu de place dans le projet, mais consacrait un large espace pour des investissements économiques mais aussi sociaux, culturels et sportifs. Il était prévu un immense jardin suspendu, un musée de la mer, bibliothèques, piscine, espaces commerciaux et divers autres équipements intégrés, essentiellement dédiés aux loisirs. La finalité était de doter la ville d’espaces récréatifs de haut standing et d’en tirer des ressources non négligeables aux collectivités. Un terrain récupéré qui s’étend sur quelque 6.5 hectares et qui relève quasi entièrement un domaine public, abritait l’ancien bidonville de Beni M’haffeur.
Il avait été éradiqué, dans la douleur, avec des milliers de familles qui ont été délogées de nuit et recasées au nouveau pôle urbain de Kalitoussa, dans la commune de Berrahal. L’opération de leur relogement a été émaillée d’incidents des forces de l’ordre avec ceux qui s’estimaient lésés, notamment selon certaines sources, les propriétaires des 4.000 m² au nombre de 14 familles, indiquant détenir des documents justifiant leur propriété de lots de ce site et que les pouvoirs publics n’ont cessé de claironner qu’ils seront indemnisés conformément à la loi. « Il est grand temps de relancer ce projet de restructuration de ce site de plusieurs hectares qui est en attente depuis plus de cinq ans », nous dira un architecte et d’ajouter : « La nature a horreur du vide ». L’embellie financière appelle à la recherche d’une diversification des ressources financières et la création de richesses et d’emplois pour le grand bien de la ville de Annaba qui a tant besoin de ce genre de projets », commentera notre interlocuteur.









