Ce grand ouvrage hydraulique d’une capacité théorique de 185 millions de m3 d’eau, entré en fonction en 2001, avait été conçu pour répondre aux besoins de l’alimentation en eau potable des communes de Guelma, Houari Boumediène, Hammam-Debagh, Roknia, Medjez Amar et Bendjerah, et à l’irrigation des terres agricoles. Dans un passé récent, ce barrage se remplissait à plus de 90% et parfois, lorsqu’il débordait, les agents de l’ANBT (agence nationale des barrages et transferts), ouvraient les vannes par mesure préventive. Le changement climatique qui a touché la planète a généré de longues périodes de sécheresse qui ont engendré un déficit drastique des ressources hydrauliques au niveau des nappes phréatiques, des barrages, des lacs, retenues collinaires et autres.
Ayant atteint la côte d’alerte, à savoir moins de 6 millions de m3, ce barrage offrait un spectacle de désolation en atteignant un seuil critique. Il ne pouvait plus répondre aux besoins en eau potable des foyers et à l’irrigation des terres. A juste titre, les autorités locales ont décidé voilà quelques mois, de restreindre la plage horaire de distribution de ce liquide vital, à savoir quelques heures tous les 6 jours.
Les Guelmis ont accueilli avec soulagement les importantes chutes de pluie qui s’étaient abattues dans la région, qui auguraient des réserves d’eau souterraines et en surface et qui mettraient un terme à leur calvaire. Les médias avaient annoncé le remplissage des barrages des wilayas de l’Est du pays, en l’occurrence celles de Jijel, Skikda, Annaba, El-Tarf, Souk-Ahras, Tébessa, Mila et autres. Bizarrement, aucune information concernant le barrage de Bouhamdane n’a été divulguée pour des raisons inexpliquées. Les internautes ont abordé ce problème d’intérêt général en apportant des commentaires contradictoires sur les réseaux sociaux. Un chef de service de la DRE (direction des Ressources en eau) de la wilaya de Guelma a enfin annoncé cette semaine par le biais des ondes de la radio locale, que cet ouvrage hydraulique est passé de 8,6 millions de m3 à 10,6 millions de m3 d’eau, soit moins de 6% de sa capacité. Aucune explication ou raison n’a été apportée aux citoyens qui ne comprennent pas pourquoi leur barrage est toujours pratiquement à sec.
Par : Hamid Baali











