Les entreprises industrielles peinent à reprendre le chemin du développement, tant ressassé par les dirigeants du pays. En effet, rien qu’à évoquer le secteur de l’industrie mécanique dans la wilaya de Constantine pour se rendre compte de sa léthargie profonde. Tout récemment, l’entreprise des tracteurs agricoles (ETRAG), a été destinataire d’une instruction du Holding Mécanique consistant à une décompression des effectifs équivalent de 24%! Selon nos sources ouvrières, des négociations sont menées avec les partenaires sociaux sur le contenu de énième plan social !
Ainsi, après la mévente de ses produits depuis la levée des aides financières accordées aux petits fellahs et agriculteurs, l’ETRAG, a réduit drastiquement sa production pour se convertir en ateliers de la sous-traitance et n’arrivait plus à honorer les salaires des mécanos et les charges de l’électricité, du gaz…etc. Voire, elle a recours aux ponctions des salaires et autres indemnités de chômage technique et la rupture des contrats dictés par les dispositifs d’insertion des jeunes sans travail, sortis des instituts universitaires et des centres de formation professionnelle…
La situation n’a pas changé d’un iota en dépit d’un programme d’une commande de 500 tracteurs Cirta, vendus au prix modéré après avoir été exposés à l’érosion du temps durant des années. Soit depuis la suppression des commandes de l’Irak, suivie par celle publique émanant du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire (MICLAT). Le dégraissage des personnels n’a pas pour autant cesser avec, en sus, des licenciements arbitraires, y compris des candidats syndicalistes! Pour revenir au plan social (départ volontaire) en cours de négociation, celui-ci bute sur le nombre de mois par année de travail effectué, d’autant plus que, plus des 2/3 du personnel sont consentants à quitter l’entreprise, pourvu que les 2 mois/année proposés soient relevés un peu plus, selon des sources avisées!
Par ailleurs, l’on croit savoir que les ateliers ACT auraient procédé difficilement à la vente de leurs puissants et chers tracteurs Massey Ferguson.
En revanche, les unités industrielles, en partenariat mixte de fabrication des moteurs sur le même site d’Oued-Hamimim, regroupant l’EMO, ANP, le capital du golfe Émirats, les Allemands ne sont pas mieux lotis, à en croire des sources ouvrières qui affirment que la production est quasiment nulle, excepté les ateliers de maintenance et de sous-traitance.
Il en est de même dans la zone industrielle à Ain-Smara, c’est toujours de la sous-traitance au sein de Somatel (Fabrication de matériels de levage) de la société créée sur les décombres des pelles et grues de CPG!
Les ouvriers attendent de pied ferme, semble-t-il, leur plan social alors que les autorisations de sortie de l’usine pleuvent chaque jour sur les bureaux des contremaîtres! S’agit-il de ramadhan ou d’un dégout du sens et la valeur du travail mal payé!
Les annonces faites par les pouvoirs publics, quant à la dynamique prise par le secteur industriel et le taux de croissance économique, ne sont que des contrevérités que confirme la réalité têtue dans un système ankylosant qui s’obstine à se maintenir sur la même voie de développement qui a conduit à la faillite prédatrice présentée comme perspective !
Par : Hamid Daoui











