Par : I. N
Un bureau d’études sera désigné, prochainement, par les services relevant de la wilaya d’Annaba en vue d’élaborer un plan d’aménagement pour l’entrée de la cité de Sidi Achour.
Cette décision, prise par le chef de l’exécutif de la wilaya, M. Djamel Eddine Berimi, vient à point nommé pour mettre fin à la détérioration urbanistique et environnementale dont fait objet l’entrée d’une des plus grande cités de la commune. Cette détérioration a été visiblement constatée par le wali dès son arrivée à la wilaya, le chantier à ciel ouvert relevant du projet de réalisation d’un hôtel dont les travaux sont à l’arrêt depuis plusieurs mois, la centrale à béton installée depuis des années donnant l’impression que la cité se transforme en une zone industrielle, l’embouteillage qui s’accentue de plus en plus, notamment durant les heures de pointe, l’état lamentable de la route ainsi que l’état pitoyable d’une grande partie de la façade du parc d’attraction Farouk Land, au niveau de laquelle un chantier demeure ouvert depuis plusieurs mois.
En outre, le problème du stationnement empire de plus en plus à l’entrée de la cité, notamment avec l’accroissement de l’activité du parc d’attraction, Farouk Land, qui attire la foule sans pour autant trouver une solution définitive au manque d’espace conçu pour le stationnement. Lors de la réunion de la cellule d’écoute des investisseurs, tenue au cours de la semaine dernière, le propriétaire du parc en question avait expliqué au chef de l’exécutif qu’il lui était impossible de réaliser un parking suite à un problème relatif au foncier qui entrave l’obtention d’un permis de construire d’un parking à étages. Il convient de préciser dans le même sillage qu’une réunion de travail sera tenue aujourd’hui entre le wali d’Annaba et le propriétaire de Farouk Land dans le but de choisir un terrain pour abriter un parking à étages qui relèvera du parc.
Pour ce qui est de la centrale à béton, installée il y a de cela plus de sept ans, le chef de l’exécutif n’a pas mâché ses mots en affirmant que tant qu’il est à la tête de l’exécutif local, la centrale à béton ne verra pas le jour et l’investisseur en question n’aura pas le permis de construire, étant donné qu’il est impossible de réaliser un tel projet à l’entrée d’une grande cité, à l’image de Sidi Achour.
Pour rappel, le concernée avait obtenu, en 2012, un permis de construire d’un centre commercial au niveau du terrain en question, avant de transformer le projet en une centrale à béton. En 2016, le tribunal administratif a prononcé un jugement définitif à l’encontre des entreprises privées exploitant des centrales à béton pour quitter des superficies, faisant partie du bassin de rétention naturelle des eaux de pluies de Sidi-Achour et ce, sur une plainte de la wilaya d’Annaba. Cependant, le concerné avait fait appel de la décision laissant ainsi la centrale implantée à l’entrée de Sidi Achour, en attendant la décision du Conseil d’Etat.






