Depuis le mois d’août, d’importantes perturbations dans la fréquence d’alimentation en eau potable ont été enregistrées à travers le territoire de la wilaya. Des perturbations qui ont mis les nerfs de ses habitants à rude épreuve. Mais qui, jusque-là, étaient expliquées par des opérations de réparation menées par l’ADE.
Seulement aujourd’hui, de plus en plus de quartiers enregistrent des perturbations qui s’éternisent et qui demeurent inexpliquées. C’est le cas des quartiers de la Plaine Ouest, de l’Eliza, de Sidi Aissa, du centre-ville, de la cité Rym, du 8 mars et une grande partie du pôle urbain de Draa Errich.
Comparé à l’année dernière où la wilaya a été foudroyée par une crise hydrique évidente et officielle à la même période, il ressort que pour cet épisode, il s’agirait davantage de mesures destinées à assurer la consommation avec parcimonie des ressources hydriques dont dispose la wilaya actuellement.
Des ressources qualifiées de correctes par la direction des Ressources en eau qui avait initié le rationnement dans la distribution de l’eau potable l’année dernière, au terme d’un épisode de sècheresse jamais enregistré jusque-là. Les principaux barrages qui alimentent la wilaya, à savoir les barrages de Chafia, Bougous ou Meksa n’enregistrent pas de baisse particulière pour le moment et sont en mesure de couvrir les besoins de la wilaya pour les mois à venir. D’autant plus que la saison des pluies ne saurait tarder. En d’autres termes, nous sommes loin du bilan alarmiste de l’année dernière qui prédisait une sécheresse aussi bien au niveau des barrages que des robinets.
L’apparition de nouvelles cités liées aux opérations de relogement est également un paramètre de taille, puisque l’alimentation de zones, jusque-là inhabitées, est venue s’ajouter au planning initial retardant ainsi, la fréquence d’approvisionnement des anciens quartiers.
Les travaux de remise à niveau du réseau d’alimentation en eau potable qui est pour le moins vétuste, ne sont pas en reste. Ces derniers viennent retarder les fréquences d’approvisionnement. A l’heure qu’il est, dix communes de la wilaya sont concernées par des travaux souterrains qui s’étendent sur 299 km aux différentes artères de la wilaya.
Par : M. L









