L’affichage, hier, d’une liste de 250 bénéficiaires de logements de type social, a été suivie par un large mouvement de contestation des exclus, dont deux représentants se sont rendus à notre bureau afin d’exprimer leur désarroi. Cette liste n’a pas été, selon nos interlocuteurs, établie sur des critères équitables. D’où la colère exprimée par des exclus, des pères et des mères de familles en l’occurrence, dont la date de dépôt de la demande de logement remonte à dix ans, voire plus.
Ces derniers sont appelés à déposer leurs recours, dans un délai de huit jours. Il est à noter que depuis plusieurs jours, les demandeurs de logements à Ain S’mara ne font que spéculer, et ce, en l’absence de traditions, en termes de communication officielle. Triste est de constater que la spéculation et la surenchère prennent souvent le relais, dans ce genre de situations, et deviennent, par voie de conséquence, la règle. Dans les cafés et dans les différents quartiers de cette commune, on ne parlait que de cette fameuse liste.
En attendant l’étude des recours par la commission de wilaya, les exclus tiennent à leurs droits au logement qu’ils estiment bafoués. Ils revendiquent, également, leur droit d’être informés sur les motifs, les vrais motifs, de leur exclusion de la liste des bénéficiaires. Est-ce trop demander ? Ont-ils tenu à scander. Et sur ce point précis, ils interpellent le wali de Constantine.
Affaire à suivre…
Par : A.A











