Par : A.A
Les habitants des 246 logements à El Guemas montent au créneau pour dénoncer et déplorer à la fois l’insécurité des lieux et la dégradation du cadre de vie. Sous l’effet de plusieurs facteurs, incivisme aidant, les conditions de vie se sont nettement dégradées ces derniers mois, affirme un représentant des habitants. Celui-ci n’a pas d’ailleurs caché sa désolation et son désarroi face à la fois à l’incivisme de quelques riverains et au laisser-aller des services concernés. La responsabilité est certainement partagée, a-t-il tenu à dire. Si les services municipaux sont à « incriminer », la responsabilité du citoyen dans cette dégradation à ciel ouvert du cadre de vie n’est pas du tout à écarter. Ils sont effectivement nombreux les habitants qui continuent de déverser, dans l’indifférence et l’insouciance totale, leurs déchets et autres détritus dans les espaces verts de la cité. Des actes d’incivilité que des représentants du quartier ne cessent de déplorer. Toutes les tentatives entreprises en ce sens se sont malheureusement soldées par une fuite en avant des services de la commune et de ces pollueurs qui ne semblent reculer devant rien. Pour preuve, après chaque intervention des habitants afin qu’ils mettent fin à leur massacre, ces « criminels de la nature », pour reprendre les propos de notre interlocuteur, déversent encore et encore leurs déchets sans se rendre compte de la gravité de leurs actes. Ils sont en quelque sorte en train de défier tout le monde, y compris leur propre environnement. À ce spectacle désolant qu’offre aujourd’hui ce quartier, s’ajoute un autre problème auquel les habitants sont quotidiennement confrontés, ou presque. Il s’agit, en effet, d’un groupe de jeunes délinquants qui viennent chaque jour, à la tombée de la nuit, pour s’adonner à la drogue et aux boissons alcoolisées. Une situation qui commence à inquiéter sérieusement les habitants qui ne savent plus à quel saint se vouer. Nous ne sommes plus en sécurité, estime ce représentant, visiblement excédé par cette affaire. Il a tenu, à cet effet, à interpeller les services de la Sûreté urbaine territorialement compétente.











