Par : Aimen Saheb
Le phénomène de l’immigration clandestine prend une ampleur sans précédente à la wilaya de Skikda ses derniers jours. 14 jeunes étaient à bord d’une embarcation qui s’est renversé au large de la plage de Ben Zouit appelé Grablou au niveau de la commune de Kerkera à l’Ouest de Skikda.
En effet, les services de la protection civile sont intervenus pendant la matinée d’hier lundi en urgence pour sauver les 14 migrants.
Trois personnes victimes du phénomène de la harga ont été secourues. Selon les premières informations disponibles, il s’agirait d’une femme et de deux hommes dont l’âge varie entre 17 et 30 ans. Les trois personnes sauvées ont été conduites en milieu hospitalier pour y recevoir les premiers soins alors que les recherches demeurent en cours pour tenter de retrouver les autres membres du groupe de harragas.
Le premier bilan jusqu’au moment où nous mettons sous presse est de 3 décédés, 8 jeunes portés disparus, et 3 autres ont été sauvés par les éléments de la protection civile.
Selon les sources que nous avons contactées, les jeunes harragas étaient sur le point de quitter le pays discrètement en prenant le large à l’aube d’hier, leur embarcation a heurté quelques rochets à quelques dizaines de mètre de leur point de départ, ce qui a causé le renversement du bateau, faisant 14 victimes. Selon les mêmes sources il s’agit de plusieurs jeunes de la ville de Skikda et de la wilaya de Constantine (El Khroub).
Les éléments de la protection civile intensifient leurs efforts afin de pouvoir retrouver les 8 jeunes disparus qui ont peut-être fui la scène de l’accident.
Par ailleurs, une dizaine de jeunes migrants de Skikda ont réussi avant-hier à rejoindre l’autre côté de la mer en démarrant de l’une des plages de la commune de Collo.
Au niveau de la région Colliote, l’activité de l’immigration clandestine connait une évolution constante et très inquiétante depuis une certaine durée. Les embarcations sont fabriquées dans les montagnes. Plusieurs réseaux profitent des conditions géographiques rudes pour ce trafic. Ces derniers mois, il ne se passe pas une semaine sans qu’on apprenne le départ des harragas. Des milliers de migrants des deux sexes, des diplômés, des enfants et mêmes des familles toutes entières qui préfèrent prendre la mer que rester au pays.
Ce chiffre porte à quinze le nombre de personnes sauvées en mer depuis le 1 er Janvier.











