Par : A.Ighil
L’opération de reconstitution du stock en coke, combustible essentiel pour chauffer le haut fourneau n° 2 du complexe Sider El Hadjar, a été lancée avec l’arrivée demain 24 juin au port d’Annaba, de 33.000 tonnes de coke en provenance de Pologne, apprend-on d’une source portuaire. Cette opération d’importation consiste à reconstituer le stock déjà existant. Elle a été notamment dictée par le souci d’assurer un approvisionnement en coke de façon permanente et en quantité suffisante. Cette politique d’approvisionnement au compte-gouttes en coke du haut fourneau ne fait pas l’unanimité parmi les sidérurgistes, car elle complique davantage une trésorerie agonisante de l’entreprise. Il n’est un secret pour personne que le complexe n’a plus les moyens financiers d’alimenter sa principale installation, le HF2, en coke et cela dans le but d’assurer la production de la matière première, la fonte liquide sachant qu’une cargaison de 50.000 tonnes de coke dont le coût est estimé à deux milliards de dinars, couvre à peine 40 jours d’autonomie. Ainsi, le complexe Sider El Hadjar est entré de plain-pied dans la spirale de l’importation des matières premières afin de maintenir la production et la mise en marche du haut fourneau et, de surcroît, de l’ensemble des installations. Ces derniers jours, l’administration du complexe Sider El Hadjar, en l’occurrence sa direction des ressources humaines, s’est focalisée par la procédure de permanisation de quelque 1.600 travailleurs contractuels. Une décision prise lors d’un conseil d’administration, en présence du secrétaire général du syndicat d’entreprise, Azzedine Messaoud, ainsi que du président du comité de participation (CP) qui sont d’ailleurs membres à part entière du C.A. Ce dimanche, l’opération a été entamée par la convocation d’un groupe de travailleurs en CDD, composé de 25 personnes qui ont été conviées à passer la visite médicale avant la signature d’un contrat à durée indéterminée (CDI). Il en sera ainsi pendant plusieurs jours. Donc, le spectre de l’emploi précaire pour cette catégorie de sidérurgistes s’écarte à jamais.












