La restauration de la citadelle hafside d’Annaba revient au centre des préoccupations. Dans une question écrite déposée le 20 octobre, le député Arabi Anis, représentant Annaba, a interpellé la ministre de la Culture et des Arts sur la dégradation de ce monument historique et les mesures envisagées pour sa sauvegarde et sa valorisation.
Classée monument historique depuis 1978, la citadelle constitue un élément important du patrimoine de la ville. Toutefois, son état suscite des inquiétudes, notamment en raison de la détérioration de certaines parties de ses remparts et de l’effondrement de portions de ses structures. Dans sa correspondance, le député souligne la nécessité d’une intervention pour préserver l’intégrité du site et assurer la transmission de sa mémoire historique.
Le dossier de restauration n’est pas nouveau. Une opération dotée d’une enveloppe de 100 millions de dinars avait été inscrite en 2014, avant d’être gelée en 2015, faute d’étude. En décembre 2023, le ministère de la Culture avait indiqué avoir préparé un dossier en vue de solliciter la levée du gel de cette opération
En avril 2026, lors de sa visite à Annaba, la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, avait annoncé des mesures visant à relancer le dossier et à engager des interventions d’urgence sur les parties endommagées. Elle avait également évoqué la nécessité d’approfondir les recherches archéologiques, en coordination avec l’Université d’Annaba et les structures spécialisées.
Au-delà de la restauration matérielle, la question de la vocation future du monument est également soulevée. Dans sa correspondance, le député demande si le ministère envisage de transformer la citadelle en musée national consacré à la résistance populaire, au Mouvement national et à la guerre de Libération nationale. Il propose notamment la mise en place de panneaux explicatifs permettant de retracer l’histoire du site et de mettre en valeur son rôle dans la mémoire nationale.
Cette proposition s’inscrit dans une perspective de mise en valeur culturelle et touristique du patrimoine historique d’Annaba. Elle pose toutefois la question de l’avancement concret du projet de restauration, de la mobilisation des moyens nécessaires et des perspectives d’aménagement du site.
Par : I.S










