L’activité de la bijouterie, de la joaillerie et de la transformation des métaux précieux en Algérie est aujourd’hui sujette à certaines démarches de protection, axées sur l’accès à la matière première et la conformité au cadre réglementaire.
Pour répondre à la question centrale relatifs à l’approvisionnement en or brut, la Commission nationale de l’artisanat traditionnel, rattaché à l’Organisation nationale syndicale des employeurs et entrepreneurs Algériens (ONSPEA), a tenu une réunion de travail avec la Chambre Algérienne de commerce et d’industrie (CACI), comme elle l’a indiqué dans un communiqué rendu public dans la soirée du mardi.
Il était question de la mise en place d’un accompagnement institutionnel pour négocier avec les entités publiques fournissant les matières premières, au premier rang desquelles figure l’Agence nationale pour la distribution et la transformation de l’or et des autres métaux précieux (Agenor).
L’objectif annoncé par la Commission est, ainsi, de permettre aux bijoutiers et artisans de s’approvisionner en or au prix officiel, selon des quantités et des modalités financières adaptées aux capacités de chaque atelier. Ceci, ajoute-t-on de même source, tout en traçant une feuille de route conjointe pour faciliter l’exportation et la promotion du bijou traditionnel algérien sur les marchés internationaux.
Parallèlement à ces démarches d’organisation économique, le service d’inspection et de contrôle des métaux précieux, relevant du ministère des Finances, a publié une note d’information, répercutée depuis mardi au niveau local par les différentes directions de wilaya, rappelant à l’ensemble des commerçants et artisans leurs obligations légales et prudentielles. Le document insiste sur le strict respect du dispositif relatif à la prévention du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme dans le secteur des métaux précieux.
Les professionnels mis en garde
Les professionnels concernés doivent, à cet effet, renforcer leur vigilance : ils sont tenus de contrôler soigneusement l’identité de leurs clients et de leurs bénéficiaires effectifs, de maintenir leurs registres réglementaires à jour et de signaler aux autorités toute opération suspecte.
La note prévoit aussi une procédure de régularisation pour les ouvrages en or, en argent ou en platine qui ne portent pas de poinçon et sont détenus par des professionnels. En application de la loi de finances, les bijoutiers et les artisans disposent de trois mois, jusqu’au 31 décembre 2026, pour présenter leurs stocks aux services compétents et faire procéder au poinçonnage. Aucune sanction ne sera appliquée pendant cette période.
Toutefois, tout manquement aux procédures pourra entraîner par la suite les sanctions établies par la législation en vigueur. L’objectif est de renforcer la transparence et d’assainir l’ensemble du marché national.
Ainsi, les doléances, exprimées par les concernés, s’inscrivent aussi, selon eux, dans la politique des autorités d’assainir un secteur confronté à un fort risque en matière de « blanchiment d’argent ».
Par : Elyas Abdelbaki










