L’Algérie a interpellé fin juillet Mehdi Laribi, présenté comme l’un des fondateurs présumés de la DZ Mafia, organisation criminelle impliquée dans le trafic de stupéfiants à Marseille et dans plusieurs villes françaises. Recherché par la justice française, le suspect a été placé sous contrôle judiciaire, dans une affaire qui illustre la relance de la coopération judiciaire entre Alger et Paris.
Âgé de 36 ans et surnommé « Tic », ce Franco-Algérien originaire de Marseille faisait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par les juges d’instruction marseillais dans le cadre de l’enquête « Octopus », visant les principaux responsables du réseau criminel. Les autorités n’ont pas précisé la ville où il a été interpellé.
Selon des sources policières citées par les médias français, Mehdi Laribi est considéré comme « l’un des cinq ou six membres fondateurs de la DZ Mafia ». Réfugié en Algérie, il était soupçonné de poursuivre la gestion de certaines activités du réseau depuis l’étranger.
Plusieurs chefs d’accusation
Le parquet français le poursuit notamment pour direction d’un réseau de trafic de stupéfiants, un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité, ainsi que pour association de malfaiteurs, blanchiment d’argent et infractions à la législation sur les drogues.
Les enquêteurs le présentent également comme l’un des dirigeants historiques de la DZ Mafia, une organisation née dans la cité marseillaise de la Paternelle durant la crise du Covid-19 et accusée d’avoir alimenté le conflit sanglant avec le clan Yoda.
Les autorités françaises ont également multiplié les demandes d’entraide judiciaire afin de localiser d’autres responsables présumés du réseau réfugiés en Algérie.
Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a confirmé l’interpellation et salué la coopération des autorités algériennes.
« Une cible prioritaire de la justice française dans la lutte contre la drogue et la criminalité organisée a été interpellée en Algérie. Merci aux autorités algériennes pour cette avancée et cette coopération en lien avec le parquet national anti-criminalité organisée (PNACO) et le parquet de Marseille », a-t-il écrit sur le réseau social X.
Par : S.A.B.












