Les partis de la majorité présidentielle ont officiellement désigné, hier mardi, la députée Khalida Boufedech, élue sous les couleurs du Front de libération nationale (FLN), comme candidate à la présidence de l’Assemblée populaire nationale (APN). Son élection, prévue lors de la séance du soir (hier : ndlr) consacrée au renouvellement des instances de la Chambre basse, devrait faire d’elle la première femme à accéder à la présidence de l’APN depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962.
Soutenue par la majorité des groupes parlementaires, Khalida Boufedech apparaît comme la favorite pour diriger l’Assemblée populaire nationale durant la dixième législature. Sa candidature a reçu l’appui des présidents des groupes parlementaires du Front de libération nationale (FLN), du Rassemblement national démocratique (RND), du Front El Moustakbal, du Mouvement El-Bina, du Front de l’Algérie nouvelle, du Parti Sawt Echaâb, du Rassemblement Espoir de l’Algérie (TAJ), ainsi que du président du Bloc des indépendants.
Lors d’une conférence de presse conjointe, les représentants de ces formations ont appelé l’ensemble des députés à soutenir cette candidature, estimant qu’elle permettra d’assurer un démarrage harmonieux et efficace des travaux de la nouvelle législature.
Les partis de la majorité ont mis en avant les compétences scientifiques, professionnelles et politiques de Khalida Boufedech, considérant qu’elle dispose des qualités nécessaires pour diriger l’institution parlementaire et renforcer son rôle en matière de législation et de contrôle.
Une candidature portée par une large majorité parlementaire
Le choix de Khalida Boufedech intervient dans un contexte marqué par une nette domination des partis de la majorité au sein de l’hémicycle. Le FLN, arrivé en tête lors des dernières élections législatives, bénéficie notamment du soutien du RND, deuxième force parlementaire, ainsi que des autres formations alliées.
Cette configuration renforce les chances de la candidate d’être élue à la tête de l’APN et d’inscrire son nom dans l’histoire politique du pays en devenant la première femme présidente de cette institution depuis 1962.
Deux autres candidatures ont également été annoncées. Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a présenté le député Amine Allouche, élu dans la circonscription d’Oran, tandis que le député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Hassani Rachid, est également entré en lice.
La séance inaugurale de la dixième législature s’est tenue hier au siège de l’Assemblée populaire nationale. Conformément aux dispositions réglementaires, les travaux ont été présidés par le doyen des députés, Abdelkader Belhassen, assisté des deux plus jeunes élus, Abdeljalil Faghouli et Belghith Abdellah Nadhir.
Cette première séance est notamment consacrée à l’élection du président de l’APN, qui aura pour mission de conduire les travaux de la Chambre basse du Parlement durant la nouvelle mandature.
Un parcours entre médecine et engagement politique
Médecin de formation, Khalida Boufedech est diplômée de la Faculté de médecine d’Alger, où elle s’est spécialisée en allergologie et en immunologie clinique. Elle a exercé au CHU de Beni Messous avant d’être nommée, en 2023, directrice des structures et des professions de santé à la Direction de la santé et de la population de la wilaya d’Alger.
Engagée au sein du Front de libération nationale depuis plus de vingt ans, notamment dans la mouhafadha de Dar El Beïda, elle a progressivement gravi les échelons du parti jusqu’à intégrer son Comité central.
Sur le plan électif, elle a siégé à l’Assemblée populaire communale de Bordj El Bahri entre 2012 et 2017, avant d’être élue à l’Assemblée populaire de wilaya d’Alger pour le mandat 2021-2026. Elle a ensuite accédé à l’Assemblée populaire nationale à l’issue des élections législatives du 2 Juillet 2026.
Son accession à la présidence de l’APN marquerait ainsi une étape historique dans la représentation politique des femmes en Algérie.
Par : S.A.B.












